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L'actualité de Rennes-le-Château dévoilée |
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La Gazette de Rennes-le-Château © |
Issac Ben Jacob et son équipe ont recherché les liens entre l'abbé Bérenger Saunière et certaines sociétés secrètes. Ils en ont trouvé dans la proche région de Rennes-le-Château. Ses sociétés ne sont pas à confondre avec la franc-maçonnerie et sont contituées partiellement de prêtres. (La rédaction)
Issac Ben Jacob Elisabeth Fermat Interdictions et avertissements : "Il est formellement interdit de plagier, de modifier, de détourner des informations de ce texte et de prêter des intentions, ou des pensées aux auteurs sans leur avoir demandé leur avis préalablement. Ce texte est à caractère historique et n’a pas de but politique, ni idéologique. On ne peut sur cette base conclure abusivement que les Manichéens sont des hérétiques, ou que ces derniers présentent un danger quelconque. On ne peut de même détourner le texte de son but, qui est celui d’informer, plutôt que de juger… Les courtes citations sont permises avec mentions des auteurs, et de l’étique que se sont fixés ces derniers. Le lecteur et le chercheur devront donc prendre en compte l’ensemble des éléments contenus dans l’article, sans sortir les éléments de leur contexte. Tout abus sera dénoncé publiquement." EROCRAS Premier
Jour : Et l’ange du Seigneur vint devant nous et déclara : « Sonnez
de la trompette autour de Rennes, parce que le jour du Seigneur est proche. Les
chemins tortueux seront redressés et les raboteux seront aplanis. » Il nous a été donné de voir s’animer par des images, des livres ou encore des allégories, la vie de cet abbé Saunière, sans toutefois pouvoir y jouer le moindre rôle ; comme projetée sur l’écran de l’Histoire, ou plus simplement sur celui de la vie humaine, cette œuvre cinématographique d’un nouveau genre nous a relégués au rang de spectateurs, de simples témoins d’une machination à laquelle nous sommes étrangers, et dont nous ne pouvons qu’ouïr l’écho subtil et percevoir le relief affaibli de ces visions. Depuis presque 50 ans, nous errons dans les méandres de ce labyrinthe d’hypothèses, prisonniers malgré nous de la fascination qu’exerce sur notre esprit ce « curé aux milliards ». Mais c’est par notre seule volonté que nous nous sommes plongés dans ce scénario machiavélique qu’on a laissé à notre vue. Car celui-ci cristallise nos angoisses les plus folles tout en satisfaisant notre besoin de rêve et notre volonté inconsciente d’ignorer la vérité. Mais quittons un instant le siège du spectateur fasciné et emparons-nous de la trame du film. Devenons tous ensemble les réalisateurs de cette fable terrible qui forge notre destinée ; comme si nous devions réécrire la vie de l’abbé Saunière, et la nôtre, effaçons image par image, heure par heure, seconde par seconde la projection à laquelle nous étions conviés. Que le diamant posé sur le disque quitte son sillon, que le son et l’image se désynchronisent, que la pellicule cinématographique trahisse le projecteur et défile à l’envers, que l’abbé Saunière, incrusté dans le faisceau de lumière qui couvre l’écran, rebrousse chemin, et revienne sur ses pas… Revenons en arrière, échappons-nous de cet enfer du virtuel, et que de notre esprit ne subsiste nulle trace du spectacle auquel nous venons d’assister…
Retour en arrière : Précisions historiques et théologiques sur l'idéologie de Manès et la filiation Chaldéenne des Templiers. Un complément indispensable pour comprendre l'historique et le pourquoi du financement en provenance du Nord de l'abbé Saunière http://www.france-secret.com/cathares_art.htm Si rien n’est encore prouvé à ce stade, une seule constatation s’impose
: une suspicion générale plane sur le financement de l’abbé Saunière, et un
sentiment étrange s’en dégage, celui qui laisse voir un parallélisme anormal
entre les localités donatrices, et les places Manichéennes du moyen âge… Au
demeurant, cette impression s’amplifie lorsque l’on sait que le sud de la
France, peuplé anciennement de Cathares (là justement où habitait Saunière),
c'est-à-dire de ceux en qui les ecclésiastiques voyaient les descendants des
Manichéens, n’était nullement la région première de cette vieille hérésie :
Bossuet s’est d’ailleurs beaucoup interrogé au sujet des Cathares, et ce dernier
rattache très justement l’hérésie Albigeoise ou Cathariote au Manichéisme dont
elle garde les traits profonds, et la fait naître en Orient, d’où elle serait
passé de la Bulgarie et l’Italie jusqu’au Languedoc. Rien n’est moins sûr en ce
qui concerne la marche de progression de la secte. Il faut d’ailleurs
reconnaître que le Manichéisme, s’il est passé par l’Italie, et plus précisément
la Lombardie, s’est d’abord propagé, via les voies commerciales, dans le nord de
la France. Le processus de dispersion des idées, est donc opposé à celui
qu’indique Bossuet. « C’est au nord de la France, écrit M. Pfister [Pfister, «
Etudes sur le règne de Robert le Pieux », Paris, Wieweg, 1885, p. 326], que
l’hérésie se propage d’abord ; c’est là que des documents nous la font découvrir
en premier lieu ; du nord, elle a gagné le midi de notre pays, […] enfin
seulement, à une époque postérieure, on la trouve en Dalmatie. » Saint Bernard
s’il n’ignorait point les agitations que les Manichéens suscitaient dans le midi
de la France, s’adresse d’ailleurs plus particulièrement dans sa réfutation de
l’hérésie à ceux du nord et de la région Champagne. Il convient aussi de noter
que l’essentiel des informations dont il dispose ne vient pas du Languedoc, mais
bien de la Flandre, des bords du Rhin, et des enquêtes réalisées à
Cologne. Or Saunière avait des rapports de confiance, et pourrait-on dire de
fraternité avec l’abbé Sarda de Rennes les Bains (M. Octonovo le dit lui-même).
Celui-ci lui donnait généreusement de l’argent, et récoltait semble-t-il des
fonds supplémentaires pour l’abbé. Or Sarda était l’aumônier des thermes de
Rennes-les-Bains, une ancienne commune de Manichéens. Ceci est attesté par un
ouvrage : « Origine du nom « Verzeille » « D’après les recherches de S. Raynaud
».
Mais qu’en est-il de Saunière, et de ses liens directs avec Arles-sur-Tech, et l’Archiconfrérie de La Sanch (hormis l’abbé Sarda, et son village de Tisserands)? C’est en 1886 que Saunière offre justement un calice de vermeil à l’abbé Grassaud d’Amélie les Bains. Ce geste n’a jamais été expliqué, mais il est par contre attesté, car le calice, lui, reste de cette époque et date du XIX siècle. Grassaud fut professeur au Lycée Saint Louis de Gonzague de Perpignan. (Or Perpignan est le siège de La Sanch !). Il devint ensuite prêtre d’Amélie-les-Bains, c'est-à-dire d’une commune thermale. (Encore !) [Sources : site Octonovo]. Mais Amélie n’est pas le véritable nom de cette commune qui se nommait anciennement Arles-les-Bains. Il faut dire que cette petite ville est l’ancien siège de l’abbaye bénédictine transférée à Arles sur Tech, et jadis fondée par le moine Castellan, originaire d’Espagne. Vers 778 ce moine avait édifié une celle près des sources d’eaux chaudes et en 881 [Mission 1881] celle-ci avait en effet été déplacée par Sunifred pour l’établir à Arles, où ce dernier avait aussi placé le célèbre tombeau de marbre blanc, et qui avait bien plus tard guéri par son eau miraculeuse le petit Abdon. Comme l’abbaye d’Arles-sur-Tech se trouvait primitivement à Amélie-Les-Bains, et que les deux communes ne sont éloignées que de trois kilomètres, il est évident que l’abbé Grassaud devait être officiant aux cérémonies de la confrérie Manichéenne de La Sanch. Cette Archiconfrérie régente en effet le culte des Saints Abdon et Sennen, organise toutes les cérémonies relatives aux Saints, aux fêtes du village, et à celles d’Amélie-les-Bains, de Perpignan, et des autres stations thermales… En tant qu’ancien siège de l’abbaye d’Arles, Amélie a d’ailleurs toujours gardé des liens avec Arles-sur-Tech, sa proche voisine, et bon nombre de malades en soins aux thermes demandent à l’aumônier, ou à l’abbé d’Amélie de les conduire au tombeau et aux manifestations de La Sanch… Or donc le postulat de base est le suivant : Saunière connaissait
Grassaud d’Amélie (qui devait faire partie de La Sanch), et semblait lui devoir
quelque chose (Offrande du Calice), il s’est aussi occupé du petit Abdon,
lui-même soigné à Arles par la confrérie de La Sanch, et enfin, habitait
Rennes-le-Château et fraternisait avec l’abbé Sarda des Thermes, alors que la
commune où ces deux personnages résidaient était de notoriété peuplée
anciennement et actuellement de Manichéens Tisserands. La probabilité pour que
Saunière soit lui-même Manichéen est donc très forte. Mais un point va emporter
notre conviction définitive par rapport aux liens Saunière / La Sanch : C’est
ainsi que nous devons souligner l’existence d’une étrange affaire, celle du
monastère de Prouilhe. Tout commence avec la fondation de l’Archiconfrérie de La
Sanch : Outre donc St Vincent, les Dominicains, c'est-à-dire l’ordre des Prêcheurs, supervisait cette noble institution qu’est La Sanch. Et, avant que cette dernière soit fondée, St Dominique, le patron de l’Ordre avait déjà été le promoteur d’un autre projet, celui du monastère de Prouilhe… Dominique était né à Caleruega, en Castille, et avait deux frères, dont l’un avait pour nom Manès, selon ce qu’accordent les historiens. En 1215, il arrive au sud de Toulouse, et fonde une celle à Prouilhe. C’est aussi l’occasion pour le prêcheur d’y réunir tous les Cathares de la région et de « tenter » de les convertir. En fait Prouilhe deviendra un centre important de réinsertion pour Manichéens et autres Gnostiques. Il existe donc une filiation non cachée entre Le monastère de Prouilhe, et La Sanch de Perpignan. Non seulement les deux institutions sont formées de Texores (nous avons vu ce que cela représentait), mais deux personnages de l’ordre des Dominicains en sont les promoteurs ! Or et c’est ici que nous obtenons la confirmation de l’appartenance de Saunière à La Sanch, et aux Manichéens, car Mgr Billard ami et évêque de l’abbé, en 1883 décide d’inaugurer à Prouilhe un pèlerinage chaque premier dimanche d’octobre. Ceci en mémoire du fait que Marie soit apparue à St Dominique en ce lieu et en commémoration des « premiers Cathares convertis ». En 1885, Mgr Billard tente de recueillir les fonds nécessaires pour ériger une église sur la crypte de St Dominique, et ce toujours à Prouilhe. Les Dominicains de Toulouse attribuent ensuite à M. Charles Saint Père et son fils, architectes, les travaux. Le plan : s’inspirer du Sacré-Cœur de Montmartre. « Le 22 juillet 1886, la première pierre est posée et bénie par Mgr.
Billard en présence de 3000 personnes au moins ». Mais les travaux doivent être
interrompus à cause de malfaçons… C’est ainsi qu’en 1887, le Maître de l’Ordre
des Prêcheurs, demande solennellement à tous les frères d’aider par leurs
généreux dons « cette entreprise chère à la famille dominicaine ». Le pape Léon
XIII se met de la partie, et pour montrer le bon exemple adresse une lettre à
Mgr Billard le 29 janvier 1889 en lui demandant d’accélérer les travaux, et de
prendre grand soin de Prouilhe. Le Pape, qui nous le rappelons possède ses
armoiries sur l’église de Rennes (!), en profite pour léguer à Billard une somme
astronomique pour l’époque : un don PERSONNEL de 10000 Francs-Or !
Béranger Saunière ne pouvait, comme nous l’avons vu, ignorer l’existence de l’archiconfrérie de La Sanch, et semblait à bien des égards lui devoir quelque chose (il offrira un calice à l’abbé Grassaud d’Arles les Bains), ou même en faire partie. Mais plus encore l’appartenance Manichéenne de cette communauté devait lui être présente à l’esprit, et s’il adhérait à celle-ci, cela ne pouvait se faire qu’en étant partie prenante de cette idéologie. Or non seulement l’archiconfrérie de La Sanch est formée à l’origine de tisserands, c'est-à-dire de ceux que les théologiens du Moyen-Âge nomment Texores, c'est-à-dire Manichéens, mais elle honore par l’intermédiaire du tombeau d’Arles-sur-Tech, des Saints eux aussi Manichéens… Abdon et Sennen. Pour nous en faire les témoins, il convient de retenir qu’en l’an 300 avant Jésus-Christ, la Voie Domitia était déjà la principale route reliant l’Espagne à Rome, et passait par Arles-sur-Tech. (Ville sise non loin de la frontière espagnole). Or précisément, on sait que les premiers Manichéens se sont répartis depuis Babylone jusqu’en Gaule, et jusqu’en Espagne par les grandes voies commerciales de l’Empire Romain, et après que celui-ci se soit incliné devant Shapor, roi des Perses. (Mort de Gordien III, et défaite contre les Perses de 260 ap. J.C). On peut ainsi dire que si Hannibal, en route vers l’Italie emprunta la voie Domitia, il en fut à l’identique pour les Manichéens venus de Perse. C’est ainsi qu’un moine nommé Castellan, émigra vers l’an 778 des terres d’Espagne pour venir fonder une celle à Arles-les-Bains. [Cette dernière cité deviendra bien plus tard Amélie-les-Bains, paroisse de l’abbé Grassaud.] Une communauté se forma, et des bâtiments s’érigèrent bientôt sur les ruines d’une villa Romaine. A ce qu’on en dit, la celle était déjà située sur ou à côté des sources d’eaux sulfurées, et contenait un tombeau vide, celui qu’on retrouvera quelques années plus tard à Arles. Mais en 881, (1881 mission) les moines décident de transférer la communauté à environ trois kilomètres de cette localité, et pose la première pierre de l’église abbatiale d’Arles-sur-Tech. Selon les archives de l’abbaye, les moines emportèrent alors un
sarcophage de marbre blanc, et le déposèrent devant la porte principale de
l’édifice. L’abbatiale fut bientôt consacrée (1046), et même doublement
puisqu’une deuxième consécration intervint en 1157. Or, entre-temps, Arnulf
était devenu abbé (en 957) d’Arles sur Tech, et soucieux de la renommée de son
abbaye, alla à Rome supplier le Pape de lui accorder d’importantes reliques.
C’est au cours du Carême de l’année 960, et toujours à Rome, qu’Arnulf eut un
songe. Il s’entretint avec le Pape, et celui-ci lui répondit que les visions
qu’il avait eues pendant la nuit réclamaient par allégorie la présence des
Saints Abdon et Sennen à Arles. Le pontife ordonna séance tenante que les
précieuses reliques fussent apportées en procession. On alla donc les chercher
dans les catacombes pontiennes, car elles dormaient en ces lieux depuis fort
longtemps (bien qu’une partie des reliques soient déjà dans certaines églises).
Arnulf s’en retourna prestement à Arles-sur-Tech, chargé de sa merveilleuse
marchandise. Mais la chose étant d’un grand prix aux yeux de certains
ecclésiastiques Romains et de quelques Manichéens du nord de la France, il ne
prit possession que de la moitié des reliques, et fut contraint de donner
l’autre à l’abbaye de Saint-Médard de Soissons (d’où le fait que le vénérable
Saunière entretenait des relations plus que cordiales avec les divers groupes
religieux de Soissons). Après un voyage « périlleux » et difficile, Arnulf
parvint à Arles, le 24 octobre, jour de la fête de l’archange Raphaël, et c’est
ce jour que l’abbé choisit pour jeter quelques os des Saints Abdon et Sennen
dans le fameux tombeau, et que l’eau en jaillit miraculeusement. (24 OCT jour de
l’archange Raphaël, c'est-à-dire celui qui agite les eaux guérisseuses, et qui
bénit les eaux thermales). Or jusque là rien de bien curieux. Mais faut-il
encore savoir qu’Abdon et Sennen sont deux Manichéens de naissance princière.
Persans d’origine, et officiers de l’armée impériale de Shapor, ils ont
participé à leur façon à la chute de l’empire Romain. C’est en effet que Shapor,
roi des Perses, et désireux d’étendre son pouvoir sur Rome, fit un jour
mouvement vers Antioche et la prit d’assaut. Gordien III (238/244) furieux,
lança l’armée impériale romaine sur cet ennemi, et fit reculer les légions
Perses. Enhardi de cette petite victoire, Gordien s’attaqua ensuite à Babylone,
et captura les deux princes que nous connaissons : Abdon et Sennen. Or ces deux
personnages étaient de grands amis de Shapor, et furent donc traités avec
quelques égards. On leur permit même de se mouvoir librement, et de s’installer
à Cordula en Perse. Mais bientôt on les accusa d’hérésie et on les soupçonna
très vite de faire d’étranges rites sur les morts. Aussi furent-ils emmenés à
Rome. Philippe l’Arabe étant parvenu à la magistrature suprême, et tout couvert
de la pourpre impériale les fit relâcher quelques années suivant cet épisode.
Son règne ne dura toutefois que peu de temps et Decius le remplaça bientôt.
Ayant accédé au pouvoir, le nouvel empereur destitua le pape Fabian, qu’il
trouvait quelque peu Manichéen, et lié avec trop d’amitié à Philippe l’Arabe (ou
le Persan). Cet épisode passé, Decius s’intéressa de plus près à Abdon et Sennen
qui se disaient chrétiens. Il les fit juger puis condamner par le Sénat, pour
Manichéisme. C’était le 29 juillet 250, et les deux princes Perses furent menés
au Colisée, et eurent la tête tranchée par les gladiateurs, avant d’être traînés
autour de l’arène, et jetés au pied de la statue de Dieu. Pourquoi de telles
accusations à l’encontre de ces « premiers chrétiens » ? L’explication est
simple : Abdon et Sennen étaient des Princes Perses, amis intimes de Shapor,
l’empereur de cette même contrée. Or Shapor, avait bénéficié en 242 d’une
entrevue avec l’ineffable Manès, le maître incontesté de nos chers Manichéens.
Shapor avait compris l’intérêt de cette religion, et savait que l’ancienne
doctrine des Mages devait prendre de nouvelles formes et revêtir une apparence
de Christianisme pour franchir les siècles, et enfin s’émanciper. Manès eut donc
toutes les libéralités pour élargir sa communauté, sous l’égide de l’empereur
(Shapor), et après quelques années de prêches, et d’apostolat, le Manichéisme
devint la première religion de Perse. Ajoutons que Manès connaissait de longue
date l’empereur, et les princes de Perse, car il s’était lié d’amitié avec ces
nobles personnes lors de son premier prêche public, le 23 mars 240, au
couronnement de Shapor. Il était donc exclu qu’Abdon et Sennen n’aient pas connu
personnellement Manès, et ne soient de sa secte, d’autant qu’être « Chrétien à
Babylone » en ce temps était impossible à moins de professer la foi Manichéenne…
Tombeau d’Arles-sur-Tech, des saints Abdon et Sennen Mais si Abdon et Sennen étaient effectivement des Manichéens venus de Perse, et que leur culte est actuellement et depuis le XVème siècle perpétué par l’archiconfrérie de La Sanch, d’aucuns seraient tentés de souligner que la commémoration des ces reliques n’emporte point une survivance de l’idéologie de Manès. Or nous allons constater que les dépouilles d’Abdon et Sennen ne sont point parvenues seules à Arles-sur-Tech, et que certains symboles Manichéens, et Babyloniens sont eux aussi en grand honneur dans l’archiconfrérie de La Sanch. La symbolique et le culte Babylonien ne sont donc pas morts, et pourrions-nous dire, bénéficient même d’une vivacité peu commune en ces terres des Pyrénées-Orientales, et au sein de la communauté dont Saunière se sentait si proche. Montrons-nous plus explicites, et portons donc notre regard sur le
tombeau des Saints Abdon et Sennen. Ce sarcophage d’un volume de 330 décimètres
cube, soit de près de 331 litres, reçoit sur son côté gravé, un emblème, qu’on
suppose à tort être un khi (X) coupé d’un iota, nommé Rho (I). Les spécialistes
concluent ainsi que le symbole confesse l’appartenance chrétienne du corps
anciennement contenu dans le tombeau, et signifie « Christos » ou « Ichtus ». On
date de même le sarcophage de l’an 260. Or nulle croix ne se voit sur le
tombeau, et rien ne permet d’être autant catégorique sur l’appartenance
chrétienne de l’insigne portée dessus… D’ailleurs il ne s’agit point d’un Khi et
d’un Iota, mais d’une croix Ansée, autrement nommée Tau. Ajoutons que
l’archiconfrérie de La Sanch connaît fort bien ce symbole, et atteste comme nous
le verrons de sa signification et de son origine par l’usage qu’elle en fait.
[Flash Back history] Il convient ainsi de jeter un œil attentif sur ce symbole
et son origine, le Tau, pour constater ensuite qu’il est devenu l’un des
emblèmes les plus significatifs de notre confrérie bien-aimée.
Or, ce qu’il convient de savoir justement, c’est que le Mihir a fait
l’objet au travers des siècles d’un traitement graphique particulier. Celui-ci a
été réduit, simplifié, et enfin exprimé soit par l’écriture cunéiforme, soit par
le signe que nous connaissons actuellement : le Tau.
Transformations progressives du tétragramme cunéiforme en Tau babylonien. Or ce tétragramme cunéiforme n’est autre que la représentation écrite de la triade divine personnifiée par le Mihir. Ce Mihir des anciens Perses aurait ainsi pris la forme d’un ensemble de 4 caractères cunéiformes Babyloniens, dont la particularité aurait été de s’être ensuite modifié en un Tau. Félix Lajard soulignait de même ce point en ajoutant que « Les diverses observations désignent l’Asie comme patrie de la croix ansée. Cette dernière nous reporte vers une contrée, celle des sanctuaires Chaldéens, à une époque très reculée. L’Egypte, dans la question de l’invention du Tau, peut-elle revendiquer la paternité du symbole ? Une longue étude des monuments d’Asie m’a conduit à découvrir entre ce même Tau, le tétragramme cunéiforme assyrien, et l’emblème de la triade persique, un rapport certain. » C’est ainsi qu’il faut conclure en la préexistence du Tau Perse sur celui plus récent Egyptien. Mais plus encore, nous devons insister sur le fait que le Tau est associé dès son origine (Babylone) à la Colombe, dont il se fait par ailleurs la représentation. (En tant qu’expression synthétique du Mihir.) Au demeurant il faut bien souligner l’appartenance de ce symbole aux rituels d’initiation Chaldéens. C'est-à-dire son lien évident avec la religion des mages Chaldéens, dont nous savons qu’ils furent les promoteurs du Manichéisme, et les maîtres de Manès. La religion des Mages s’étant revêtue des apparences du Christianisme (étude sur les Manichéens, Issac ben Jacob, sur France Secret), il était normal qu’elle n’abdiquât point ses symboles, que l’on va ainsi retrouver dans la Confrérie de La Sanch et sur le tombeau d’Arles-sur-Tech… [Sur l’origine Chaldéenne du Tau : Félix Lajard : « Ainsi, la croix ansée semble se rattacher à un système d’iconographie pratiqué chez les Chaldéens d’Assyrie. Cette croix se lie plus encore à un système d’écriture en usage chez les Assyriens et dont les Chaldéens furent les inventeurs. »] Sur la question de la récupération et de l’usage par l’Archiconfrérie de La Sanch de ce symbole, (Le Tau) il faut tout d’abord approfondir un point : Dans les régions d’Egypte ancienne, le Tau se fait concept de purification lustrale, il en est l’esprit. En somme le Tau est l’allégorie d’une cérémonie baptismale, par ailleurs identifiable visuellement, car sur un nombre important de figurations égyptiennes, sont dépeints des vases d’où s’écoulent de l’eau, et un torrent de Tau. Or à Babylone, les Chaldéens recevaient de même un baptême lustral et de façon plus remarquable encore, les représentations que nous en avons, sont assorties de vases d’où jaillit de l’eau, et des Tau cunéiformes. Ajoutons à cela que la colombe, type primaire du Mihir, et de la triade Persique (qui donnera plus tard le Tau) est aussi utilisée dans les figurations sur fresques, ou cylindres pour les cérémonies d’initiations lustrales, et baptismales. Il est ainsi permis de dire en suivant M Félix Lajard :
A gauche, Tau apposé sur le tombeau d’Arles-sur-Tech. A droite, Tau perse primitif retrouvé sur une médaille de l’époque de Cyrus. A noter que la sorte de couronne entourant le Tau du tombeau est identique à celle que l’on rencontre sur les représentations du Mihir… « Par là nous acquérons la preuve que chez les Chaldéens, les Assyriens,
et les Perses, l’acte du baptême emportait avec lui l’idée d’une purification
rendue efficace par l’intervention d’une triade persique et du Tau. » A l’époque de la procession organisée par la Confrérie de La Sanch en commémoration des Saints Abdon et Sennen, les participants brandissent une croix en forme de Tau et la promènent par toute la ville d’Arles-sur-Tech. Nous voyons ici une photographie de ce Tau, où l’on peut observer l’étrange cercle dans lequel anciennement on enroulait de la cire en spirale. (Symbole de labyrinthe.) Une seconde photographie montre une autre croix Ansée, avec toujours le même cercle au-dessus du trait central de la croix, mais avec la stupéfiante particularité de posséder une petite patte latérale caractéristique d’un Tau primitif et Babylonien. Les dates sont celles de la fondation de l’Archiconfrérie de La Sanch… et le labyrinthe en spirale est toujours présent dans le cercle.
A gauche, Tau de cérémonie situé dans l’abbaye d’Arles-sur-Tech. A droite (2ème figure), Tau primitif babylonien situé dans une rue d’Arles, à côté d’une statue. Remarquez la patte étrange au pied de la croix. Elle est caractéristique de la troisième figure, qui elle, est un Tau retrouvé sur un manuscrit gnostique en Egypte ! Enfin, petite statue dans une autre rue d’Arles, et portant toujours le même Tau, et muni d’une même patte au pied du trait principal de la croix. Maintenant il est enfin permis de révéler ceci : Arles-sur-Tech peut être traduit par Arles Sur Tau. Car son symbole étant le Tau baptismal, celui d’où coulent les eaux guérisseuses, il était aisé d’appliquer ce symbole au parcours qu’emprunte le Tech, ce torrent (Les eaux tueuses comme le nomme Boudet dans son « Du nom De Narbonne » !) qui passe à Arles et Amélie-les-Bains. Il faut noter qu’au point de vue hydrographique, les Pyrénées Orientales (Elles portent bien leur nom !) présentent des particularités intéressantes. Parmi lesquelles trois grandes rivières, l’Agly, la Têt, et le Tech, qui se jettent dans la méditerranée après un trajet quelque peu chaotique. Or le Tech (Le Tau) traverse la contrée appelée le Vallespir, la vallée sauvage, qui a des allures de jardin d’Eden (Avec le Serpent). Il prend sa source par plusieurs petits rameaux au pied de la Eoque-Colomb (symbole du tau !) et presque à la limite de l’Espagne. Eoque-Colomb, voilà ce qui fait du Tech, la rivière sacrée. Car n’oublions pas que le prototype primitif du Tau, le Mihir, est une représentation de la Colombe !
Quatrième jour: Et l’ange du Seigneur vint devant nous et déclara : « Sonnez de la trompette autour de Rennes, parce que le jour du Seigneur est proche. Les chemins tortueux seront redressés et les raboteux seront aplanis. » Quittons cette merveilleuse ville qu’est Arles sur Tech, et
penchons-nous un instant sur les écrits du Sieur Boudet. Celui-ci nous parlera
lui-même de ce que nous cherchons depuis si longtemps, et d’un symbole qui lui
aussi est originaire de Perse et des Chaldéens, avant que de devenir l’attribut
des Manichéens : le Labyrinthe.
Le symbole est donc présent, tout au moins par allégorie. Mais commençons sur le chemin des choses sérieuses : Non seulement on trouve le Labyrinthe apposé sur le Tau d’Arles-sur-Tech, mais on le voit aussi sur le pavement de certaines églises françaises. Or elles sont peu nombreuses ces églises, à porter ce signe antique ! En effet il n’y aurait guère que les cathédrales d’Amiens, d’Arras, d’Auxerre, de Bayeux, de Caen, et de Chartres, Guingamp, Orléans, Poitiers, Reims, St Omer, et Sens pour posséder un labyrinthe soit dans le pavement, soit dans une pièce fermée au public… Pour la France entière, on peut dire que le signe n’est pas courant, et qu’il est révélateur pour la localité qui le contient, d’un passé plutôt mouvementé. Notons d’ailleurs les localités : Guingamp, lieu de passage et d’implantation de « La Sanch » et de St Vincent Ferrier, Caen, idem, Bayeux, idem, Chartres dont nous savons grâce aux carnets de comptabilité que Saunière recevait de l’argent, Orléans, décrit comme centre d’hérésie Manichéenne dès le XI ème siècle, Amiens, Arras, St Omer, Chartres, Auxerre, idem ! L’affaire n’était pas très compliquée à comprendre, il fallait simplement s’interroger sur la cause, et les points communs reliant les organismes et localités dont l’abbé percevait des fonds… Mais reste deux points à éclaircir : L’un a rapport avec le premier évêque de Saunière, l’autre avec les Templiers. 1/ Monseigneur Leullieux, dont les armoiries sont inscrites sur l’église de Rennes-le-Château, est né à St Omer, c'est-à-dire qu’il baignait depuis son enfance dans cette ambiance de Labyrinthe. (Pour ceux qui peuvent comprendre, car St Omer possède un Labyrinthe). La possibilité d’une initiation n’est donc pas à exclure, surtout si l’on prend en compte l’hypothèse où ceux qui ont construit le Labyrinthe de St Omer, peuvent fort bien avoir des successeurs toujours en place en ce XIX ème siècle… C’est ensuite qu’il devint vicaire général du diocèse d’Arras. Une étrange coïncidence, car Arras possède aussi son Labyrinthe, et fut de même le siège d’une communauté d’hérétiques du Moyen-Âge… Enfin l’évêque fut nommé à Carcassonne par décret du 16 décembre 1872. C’est en ce temps qu’il rencontre Saunière, et qu’il veille sur l’église du curieux abbé. Mais une chose reste encore à préciser : Leullieux fut à cette époque chanoine d’honneur de Perpignan, et il lui était impossible de ne point connaître l’Archiconfrérie de « La Sanch », car cette dernière règne en maître sur l’Eglise St Jacques, et étant chanoine d’honneur de cette église, la plus importante de Perpignan… (Vapereau, dictionnaire des contemporains, 1893). 2/ Second point, les Templiers de St Omer, de Troyes, et du
Nord…
A gauche un symbole retrouvé à Prats-de-Mollo, prés d’Arles-sur-Tech. A droite, un symbole de type Tau Gnostique retrouvé en Egypte. Remarquez la similitude exacte entre le « A » et les deux traits l’entourant dans la figure de gauche, et le « A » et les deux traits l’entourant de même dans la partie basse de la figure de droite… C’est en 1239 que des flammes s’échappent tragiquement de la colline
envoûtée du Mont-Aimé, au cœur de la plaine Champenoise, et non loin de Vertus.
Juché dessus, et entouré d’arbres de haute taille, un château brûle et regarde
la plaine où les évêques assemblés se rient de lui. La mère de Thibaud IV, comte
de Champagne l’avait fait construire, l’année même où on décidait d’édifier la
cathédrale de Reims, et son Labyrinthe. « Fortunat a jadis rencontré Widomar, un chef de troupe, et est venu
occuper la place de Mont Aimé avec lui. » Ajoutons à ce témoignage
d’époque, ceci, dont le contenu est encore plus troublant : (Lettre de l’évêque
de Liège au Pape – 1144) « Ils ont été arrêtés, découverts, et ont avoué.
Selon les renseignements recueillis près de ceux que nous avons, toutes les
cités du royaume de Gaule et du Nord sont en grande partie contaminées par le
poison de cette erreur. Ils viennent tous depuis Mont-Guimar, Mont Aimé, qui est
le nom d'un certain village de France, il est bien connu que de là, une hérésie
a déferlé à travers les différentes parties des nations ». Notons une fois
de plus l’absolu parallélisme entre les évêques présents au supplice de Mont
Aimé, et les localités qui donnaient généreusement de l’argent à l’abbé
Saunière. Pourquoi avoir invité ces évêques aux interrogatoires des Manichéens,
s’ils n’étaient concernés de près par l’hérésie, et que leur diocèse était sous
l’emprise de quelques groupes occultes ? Rappelons-nous de ces noms, sur la foi
des écrits de Aubri des Trois Fontaines : « 16 évêques, ceux de Reims,
Soissons, Tournai, Cambrai, Arras, Saint-Omer, Orléans, Troyes, Langres
» Précision sur la Champagne et les Templiers : http://www.club.fft.fr/esbt/MontA.htm
A gauche, l’une des représentations du Tau les plus anciennes de toute l’Egypte. On voit clairement que le Tau égyptien garde le caractère cunéiforme du tétragramme babylonien, et du signe symbolisant le Mihir de la triade divine des Perses et des Chaldéens…
La figure « 1 » représente le schéma du jardin du cloître de l’abbaye St Marie d’Arles-sur-Tech. Le dessin est celui du Tau, avec cette particularité que les deux pattes de la colombe du Mihir (origine du Tau) sont désignées par les deux traits bleus de la figure ici présente. Un ruisseau coule en effet à cet endroit, et longe les deux traits désignés par la couleur bleue sur le graphique… Le dessin numéro « 2 » est celui du jardin d’un cloître dit « normal ». Les figures « 3 » et « 4 » représentent quant à elles l’emblème de la ville d’Arles-sur-Tech. On voit très nettement un « S » superposé à une croix Ansée, dite Tau, et qui garde curieusement sa patte horizontale typique de ce qu’on observe sur certains manuscrits gnostiques d’Egypte. Il est de même observable que la « croix » reçoit deux appendices de couleur noire, et qui anciennement se faisaient la figure à Babylone, tant dans l’écriture cunéiforme, que dans le symbole du Mihir, des pattes de la colombe !
A vous de deviner en quoi ce symbole est lié aux eaux baptismales et au Tau. Une astuce : le groupe secret qui utilise cette figure pratique la décapitation rituelle…. suite >> Lire et/ou participer au forum "L'affaire Rennes-le-Château et sa Géopolitique". |