Gazette de RLC : Dans l'affaire de Rennes-le-Château, vous êtes connu en tant que webmaster, chercheur, conférencier. Nouvel auteur, vous êtes très critique vis-à-vis de vos collègues : « Le dernier livre qui ait réellement apporté quelque chose doit être celui de Patrick Mensior qui date déjà de quelques années », écrivez-vous. En quoi le vôtre est-il différent ? Le premier point qui différencie mon travail c'est son matériel de base : quel auteur a eu la chance ces dernières années de travailler sur plus de 800 pages de documents authentiques ? Et quels documents ! Avoir accès à la comptabilité du prêtre de Rennes-le-Château quand on s'intéresse à son enrichissement, je ne vois pas meilleure source possible. Ses carnets de correspondance se sont révélés très intéressants aussi car ils permettent de connaitre ses préoccupations presque au jour le jour. Avant d'être un personnage mythique, Bérenger Saunière a été un personnage réel qu'il est très intéressant de mieux connaitre. Mais la véritable différence, je pense, j'espère, c'est le caractère rationnel et méthodologique de ce travail. Mais, là, ce sera à chacun de juger du résultat.
L'affaire de Rennes-le-Château est devenue un mythe moderne dans l'esprit du grand public. Les principales affirmations que l'on peut retrouver dans l'abondante littérature consacrée au sujet sont fausses (chiche, on parle du Da Vinci Code ?) et pourtant… s'appuient sur des éléments réels. On a brodé sur un canevas réel, mais l'image finale est passablement aberrante, très différente des faits initiaux. Gazette de RLC : Vous avez un avis tranché sur le Prieuré de Sion : « ... le Prieuré de Sion est une création récente parfaitement imaginaire due à un petit groupe de personnes, aux motivations et aux horizons très divers, regroupées autour d'un personnage fantasque : Pierre Plantard. » Ils auraient tout inventé ? Je n'ai aucun doute sur la question : « ils » ont tout inventé, Pierre Plantard surtout… Le Prieuré de Sion n'a aucune légitimité historique, aucune crédibilité. Gazette de RLC : Vous reconstituez la genèse du Prieuré de Sion et apportez des éléments inédits. « Pierre Plantard était alors clairement l'instrument de Geneviève Zaepffel », écrivez-vous. Parlez-nous de Geneviève Zaepffel. On s'est beaucoup concentré sur les personnages prestigieux dont Pierre Plantard se réclamait sans se méfier de sa mythomanie : Monti, Savoire… et on a eu beaucoup de mal à trouver des éléments.
Je pense qu'on a longtemps cherché le lien entre Plantard et Noel Corbu pour tenter d'expliquer les choses. Or j'ai l'intuition (à prendre avec toutes réserves donc) que ces relations sont faibles sinon inexistantes. C'est plus probablement du coté de la famille Fatin que Pierre Plantard a pu faire son apprentissage de Rennes-le-Château dans les années 1960. Il a aussi trouvé en Marius Fatin un complice complaisant pour certaines intox : la lettre de l' Internationnal League of Antiquirian Booksellers en 1966 par exemple. Gazette de RLC : Venons-en à l'objet de votre livre, les carnets ! Comment les avez-vous retrouvés et sont-ils authentiques ? Je les ai retrouvés sous forme de microfilms aux Archives Départementales de l'Aude (cote 1Mi81 et 82). Rien que cela, si on y pense, c'est une catastrophe ! Ils y étaient depuis 1981 et aucun « chercheur » ne les avait trouvés mis à part Pierre Jarnac vers 2001 et moi en 2004 ! On a l'air malin ! La source est PUBLIQUE : c'est vous dire l'exploit ! Gazette de RLC : Que contiennent-ils ? La comptabilité du prêtre de 1896 à 1915 pour les entrées et jusqu'à 1910 seulement pour les dépenses. Cette source est complétée par le fonds Corbu-Captier de 1894 à 1896. Gazette de RLC : Votre connaissance de l'abbé s'est-elle modifiée à l'analyse des carnets ? Radicalement ! Et pourtant je pensais avoir fait le tri préalable entre bonnes informations et intox… J'ai retrouvé un personnage très humain, parfaitement en phase avec son époque, avec ses faiblesses et ses cotés touchants. Une humanité qu'il devenait urgent de retrouver quand on voit les dérives que lui prêtent certains. Un homme instruit, consciencieux parfois jusqu'à donner une image rigide, dévoué à sa foi, probablement jusqu'à l'excès mais aussi un homme qui aime rire et qui, surtout, aimait la vie. Et puis surtout, je me suis aperçu que la plupart des éléments que l'on croyait acquis concernant sa biographie étaient totalement faux. Gazette de RLC : Vous ne croyez pas à des liens secrets entre Saunière, Boudet, voire Billard ! Idem d'ailleurs pour Elie Bot ou les Habsbourg ! « A l'exception de Marie Denarnaud et de sa famille, les relations prêtées au curé de Rennes-le-Château sont au moins suspectes, sinon illusoires », dites-vous ! Et je le redis ! C'est l'un des aspects les plus désespérants de mon travail. Nous parlons entre passionnés : vous et moi avons lu des dizaines de livres sur ce sujet ! Et bien figurez-vous qu'en substance, tout le monde a recopié Corbu et De Sède, puis fini par recopier les copieurs et ainsi de suite, transmettant des âneries et leur donnant, à force de les répéter, une consistance dans l'esprit du public. Mais cela reste des âneries ! On en arrive à un résultat aussi énorme que : Mgr Billard n'a jamais protégé le moins du monde Bérenger Saunière. En pratique : il – s'en – foutait ! Je répète : Il – s'en – foutait ! Pour lui, un simple et modeste employé au fond de la pampa…
Si, bien entendu, mais je ne l'ai pas fait pour deux raisons. La première est que c'est parfois difficile et que cela aurait retardé mon ouvrage d'une bonne année (j'étais déjà assez en retard non ?) La seconde est que je reste un chercheur. Si j'apporte beaucoup d'éléments dans mon livre, je souhaitais néanmoins conserver un peu d'avance sur certains sujets. Hé… Gazette de RLC : Dans une conférence en 2004, vous annonciez qu'un des principaux mécènes était un prêtre de Rennes-les-Bains… l'aumônier des curistes, Justin Sarda. Silence dans l'assemblée… Quels liens avez-vous établi entre Saunière et Sarda ? Encore un bel exemple de loupé : en 50 ans, personne ne semble s'être aperçu qu'il y avait un second prêtre en activité à Rennes-les-bains, Justin Sarda, l'aumônier des curistes. Pourtant le sujet en a passionné certains… Pourtant Justin Sarda est un excellent exemple de personne ayant réellement entretenu des relations avec Bérenger Saunière. Les courriers se comptent par dizaines et font état de nombreuses visites réciproques. Ils font aussi état de dons financiers bien supérieurs à ceux de l'abbé Boudet qui, eux, sont en réalité bien limités. Les relations entre les deux hommes continueront d'ailleurs après que l'abbé Sarda eut quitté Rennes-les-Bains. Nous avons là un nouveau proche de Bérenger Saunière, totalement inconnu mais bien réel celui-là. Gazette de RLC : Ce qui est moins connu, c'est le Saunière généreux qui envoie des mandats, parfois conséquents, à des soldats au front ! Avez-vous pu en identifier certains ? Comme tout personnage humain, Bérenger Saunière a des qualités et des défauts. Le fait est qu'on lui trouve de belles qualités de cœur. Certains mandats atteignaient 50 frs, une somme pour l'époque. Les principaux bénéficiaires étaient : Barthélémy Denarnaud, Auguste Fons, Louis Fromilhague et Joseph Captier (†1915). La plupart sont morts. Il les avait tous connus enfants, il leur avait donné le catéchisme… Cela a été une catastrophe, il y a eu plus de 10 morts dans le village pour à peine plus de 200 habitants en 1917. Gazette de RLC : Le trafic de messes vous apparaît-il évident ? Si vous écrivez un roman, il faut que cela paraisse logique, sinon vos lecteurs n'apprécieront pas. Or le problème de la vraie vie, c'est que cela n'est pas toujours logique… Je suis convaincu, en particulier grâce aux travaux de Paul Saussez, que Bérenger Saunière a fait une découverte (au moins) lors des travaux de son église. Cela est très intéressant mais ce n'est pas grâce à cette découverte qu'il s'est enrichi… Il s'est MANIFESTEMENT et SANS AUCUN DOUTE enrichi par un trafic de messes au détriment de donneurs qu'il a abusés. D'où le titre de mon livre : une affaire paradoxale. Je n'y peux rien, c'est la vraie vie ! Gazette de RLC : Saunière a-t-il connu des périodes de disette et est-il mort pauvre ? Sur quoi vous basez-vous pour l'affirmer ? Il a connu des difficultés les 10 premières années (1885-1895) mais plus jamais après l'instauration de son trafic. Il possédait même une rente viagère sur 15.000 frs. La méprise vient des négociations qu'il menait régulièrement sur les tarifs proposés car il avait gardé la valeur des choses. Notons qu'il chipotait surtout sur les biens qu'il se destinait en propre, mais il n'a jamais mégoté sur ses réalisations religieuses (église et domaine). Sur la fin de sa vie, c'est plus compliqué. D'abord parce que sa compta s'arrête en 1915, ensuite parce que la guerre de 14-18 a été une période de forte inflation et donc de diminution du pouvoir d'achat. Néanmoins, ses revenus semblaient s'être stabilisés à ces époques vers 500-600 frs alors qu'un prêtre était censé gagner 75 frs par mois. D'autre part il avait sa rente. Gazette de RLC : A la lecture des carnets de compte, on s'interroge sur une planification des sommes reçues par l'abbé Saunière. Pendant de nombreux mois, elles sont identiques au centime près ! Quelle est votre interprétation ? Lorsque les sommes sont exactes au centime prêt, on comprend bien que c'est une forme de jeux. Quelles que soient ses capacités d'organisation, il ne pouvait planifier ses revenus avec une telle précision. Mais, dans l'esprit, c'est exact et cela n'arrive que certaines années. A l'analyse, cela me montre qu'il avait structuré son réseau de donateurs et qu'il était capable de planifier leurs dons.
Là, il convient de préciser que ce n'est pas un fait établi mais une théorie que j'émets. Mon sentiment est que l'abbé adresse ses demandes de messes aux membres d'un groupe assez important (quelques centaines de personnes). Ce groupe n'a pas le profil d'une société initiatique mais évoquerait plutôt un mouvement monarcho-royaliste ultrarentré en résistance contre le rapprochement avec la République alors prôné par la hiérarchie catholique. Je verrais bien une association de type pieuse union entrée en déshérence, un groupe ultraconservateur, monarchiste radical. Le fait est que cette théorie expliquerait bien des choses. La régularité des dons même en l'absence de demandes, le très faible taux d'échec qu'il semble enregistrer à ses demandes, ses réalisations ainsi qu'un certain nombre des contradictions qui apparaissent lors du procès, certaines de ses réalisations… Mais pour l'instant je n'ai pas réussi à mettre un nom sur cette éventuelle organisation. Gazette de RLC : La piste de la confrérie du Sacré-Cœur vous semble-t-elle crédible ? A l'époque, les catholiques vivent l'essentiel de leur foi autour de trois sujets de dévotion : dévotion au Pape, à la Vierge Marie et au Sacré-Cœur. Ce sont des préoccupations que l'on retrouve chez Bérenger Saunière. Comme j'étais à la recherche d'une pieuse union, certains éléments m'avaient amenéà en soupçonner une dédiée au Sacré-Cœur et rattachée à l'une des 3 archiconfréries connues. Mes recherches documentaires n'ont rien donné pour l'instant et je pense que cette voie de recherche là est vouée à l'échec. Je continue de chercher d'autres associations néanmoins… Gazette de RLC : Vous avancez des éléments probants pour justifier la théorie de demandes de fonds en vue de créer une maison de retraite pour les prêtres. L'exemple du curé de Belvis mérite d'être conté. C'est l'une des seules réserves qu'émet Antoine Captier sur mon travail (lui semble penser que la villa a toujours été destinée à Marie). Mais si mon hypothèse se révèle exacte, les dons auraient été destinés à la restauration de l'église et à l'édification d'une maison de retraite pour les prêtres de l'association. Dans le contexte de l'époque, avec la loi de 1905, c'était un projet à risque mais, surtout, Bérenger Saunière se serait accaparé une part importante de ces fonds. Gazette de RLC : « Lors du procès fait à Bérenger Saunière pour trafic de messes, les revenus seront à nouveau réguliers, assurés par des intentions de messes même en l'absence de demandes et ce malgré les interdictions qui sont faites à l'abbé en la matière et les avertissements dûment publiés. » Comment expliquer ce qui est peut-être le fond de cette affaire ? Le fait est que ma théorie expliquerait bien des choses. Si cette association est effectivement rentrée en résistance contre son autorité naturelle, on comprend mieux l'intérêt de l'évêché à demander la source des revenus de l'abbé : ils auraient voulu le nom des factieux… Gazette de RLC : Entre l'entêtement de l'évêché, la mauvaise foi de Saunière et le manque de professionnalisme de son avocat, le chanoine Huguet, le procès s'enlise pendant des années. Pourquoi Saunière ne peut-il produire des documents probants ? L'abbé Saunière ne peut donner d'éléments probants pour deux raisons. Avouer sa comptabilité, c'est avouer qu'il a dépensé pour son usage personnel une grande part des fonds collectés alors qu'il prétend avoir utilisé ces sommes uniquement pour l'édification d'une maison de retraite pour les prêtres âgés. D'autre part, avouer son système, c'est donner le nom de ses donateurs, ce qu'il se refusera toujours obstinément à faire, soit pour les protéger de la curiosité de l'évêché, soit pour éviter qu'ils ne soient contactés par l'évêché et que cela mette fin à ses revenus. Gazette de RLC : Autre fait aberrant, ceux qui ont donné à l'abbé ne réclament que rarement et ceux qui ne sont point concernés par les dons se déchaînent. Comment l'expliquer et les avez-vous identifiés ? Leurs noms figurent en toutes lettres dans les carnets de correspondance. Certains étaient les hospitaliers d'établissements religieux et des enquêtes ont pu être menées. Ils sont donc très faciles à identifier même si l'on n'a toujours pas trouvé le lien qui pouvait éventuellement les unir. Le fait est que c'est un parfait résumé du procès : l'évêché n'a quasiment jamais accordé de messes à l'abbé Saunière (y compris au temps de Mgr Billard). Mais, durant le procès, l'essentiel de ses donateurs lui restent fidèles malgré les mises en garde et le scandale.
Concernant le chemin de croix, je ne suis pas le premier à affirmer que c'est du grand n'importe quoi. Les témoignages des premiers chercheurs sont très clairs à ce sujet : l'ésotérisme est un sujet qui apparait à Rennes-le-Château avec Gérard De Sède et Pierre Plantard. C'est l'aspect de leur mystification qui a le mieux pris dans l'esprit du public. Auparavant, les chercheurs creusent à la pelle et à la pioche, à peine ont-ils recours parfois à un médium. Mais après l' "Or de Rennes", l'interprétation symbolique et la recherche de sociétés secrètes sont devenus les moteurs principaux de l'affaire. Or, là encore, cela ne semble pas fondé. Gazette de RLC : Vous êtes catégorique concernant le lieu de l'antique Rhedae… c'est Rennes-le-Château ! Sur quoi vous basez-vous ? Je sais qu'il y a une polémique sur l'emplacement de l'antique Rhedae. D'abord, Rennes-le-Château est un véritable « spot » archéologique. Comme le remarquait le regretté Jean-Luc Robin, il suffit d'ouvrir une simple tranchée pour passer une canalisation et on trouve des tessons de poterie, de tuiles anciennes et même des pièces (actuellement exposés au musée). Il n'a pas été le seul à faire cette constatation. L'histoire de Rennes-le-Château est très riche en découvertes variées, ne serait-ce que les importants ossuaires décrits par les articles de la Société des Etudes Archéologiques de l'Aude dès les années 1900. Ne sous-estimons pas la valeur archéologique du lieu. Gazette de RLC : Vous situez l'ancien château fort à l'emplacement du domaine de l'abbé. Ne serait-ce pas de l'autre côté ? D'un autre coté : lequel ? C'est dans sa propre correspondance que l'abbé Saunière explique que son domaine est construit à l'emplacement de l'ancien château fort. Apparemment, il en a fait disparaitre les derniers vestiges pour édifier le domaine. Cela me semble crédible et je ne vois pas de raison d'en douter mais pourquoi pas ? Gazette de RLC : Dans « Arcana Codex - Livre II – du Da Vinci Code au Codex Bezae », Thierry Garnier répertorie d'autres correspondances entre Saunière et Boudet. Nous en avons recensé aussi à ces dates : 8 mars 1897, 5 octobre 1897, 1 avril 1898, 13 septembre 1899, 25 février 1907, 1 mars 1907, 14 juillet 1907, 25 et 26 mars 1909, 14 octobre 1909, 25 octobre 1907 ou 1909. Qu'en déduisez-vous ? Que c'est extrêmement peu pour des gens que certains supposent si proches. Si l'on retire les rares dons financiers, il ne reste quasiment rien de personnel : une carte de vœux à laquelle l'abbé Boudet répond à peine ? Par rapport à Justin Sarda ou Edouard Auriol, c'est insignifiant ! Il n'y a pas de relation particulière entre les deux hommes. C'est ce que disaient déjà les témoignages des habitants de Rennes-les-bains ou Antoine Captier depuis des années. Gazette de RLC : Un courrier avec la perception des Contributions de Lyon (1912) attesterait que l'abbé possédait un bien dans cette ville. Avez-vous pu recouper l'information ? J'ai reconstitué en annexe tous les voyages visibles de l'abbé Saunière et, comme c'était prévisible, on ne le voit jamais aller à Lyon. Au risque de me répéter, la piste lyonnaise me semble farfelue, voire de mauvaise foi. Mais je m'arrête là, sinon je vais encore me faire engueuler sur Internet…
Après avoir rétabli autant de faits, j'ai cédé à la tentation de raconter une « belle histoire » moi aussi. C'était l'occasion de montrer qu'avec un peu d'imagination, on peut très facilement inventer de jolis contes qui font rêver. La particularité de celle-là, c'est que même moi je ne serais pas capable d'en prouver la fausseté… Prouvez-moi le contraire ? Ce qui est certain, c'est que c'est d'abord un jeu de ma part, un jeu en forme de mise en garde contre les futurs faussaires. C'est très facile de partir ou de faire partir son public sur des voies imaginaires. Gazette de RLC : Pour vous, il reste des faussaires à l'œuvre ? Sans aucun doute. Je ne sais pas si vous avez vu passer le livre de Madame Chaplin récemment, il n'a pas été traduit en français. Pourtant, d'évidence les lettres qu'elle produit, signées Bérenger Saunière ne sont pas de son écriture. C'est tellement évident que c'en est grotesque. Il serait intéressant de savoir qui les lui a fournies ? Gazette de RLC : Vu l'abondance de la matière et les pistes à investiguer (éléments biographiques des donateurs, liens éventuels à établir ensuite, documents à retrouver dans leurs familles, etc.), envisagez-vous un second tome ? Oui, ne serait-ce que pour résoudre cette question du groupe de financiers de l'abbé. Cette hypothèse est-elle valide ou doit-elle être abandonnée ? Puis préciser les biographies des proches de l'abbé que l'on vient de voir apparaitre. Néanmoins c'est un travail lourd et long qui n'a pas donné de résultat à ce jour. Si Dieu me prête vie, comptez dix ans. Avec un délai pareil, normalement, je ne devrais pas être en retard ce coup-là… Pour prolonger cet interview, nous vous conseillons la lecture de "Les carnets de l'abbé Saunière", entretien-rencontre avec l'auteur (août 2006). Vous pouvez interroger Octonovo sur son forum ! Lien pour acheter le livre. 26 avril 2008, Johan Netchacovitch © |
Gazette de RLC : Vous rappelez d'abord la version enjolivée de l'histoire et vous concluez ainsi : « Au risque de vous décevoir, il me faut vous avouer que l'histoire qui précède n'est pas, à proprement parler, vraie. Et au risque de vous surprendre, il me faut aussi préciser qu'elle n'est pas non plus réellement fausse. » Précisez-nous votre pensée !
Gazette de RLC : Ses relations amicales avec le propriétaire du château de Rennes-le-Château, Marius Fatin, sont méconnues. En quoi sont-elles importantes ?
Gazette de RLC : Vous regrettez le peu de recherches sur ceux qui apparaissent dans les carnets de correspondance. Quasiment rien dans l'abondante bibliographie ! N'avez-vous pas été tenté d'y remédier ?
Gazette de RLC : Comment avait-il fait ?
Gazette de RLC : La piste ésotérico-occultiste ne vous convainc pas non plus ! Le chemin de croix en est un bon exemple.
Gazette de RLC : Et le dernier chapitre consacré à Jacques Cholet : info ou intox ? 
