Opoul, le 25 février 2006.
Représentant du maire d'Opoul ! (Maurice Monnot ©) "Arques, Serres, M. Lawrence, Déodat Roché et la découverte des statuettes égyptiennes" par André Douzet - Arques : - Serres : - M. Lawrence :
C'est ici que nous découvrons un rite égyptien : quand la mère et la femme de Lawrence décèdent, il fait pratiquer sur elles le rite d'embaumement (ou le pratique lui-même). Il les inhume dans le tombeau des Pontils, momifiées, ainsi que tous les chats de la maison. Ces chats momifiés nous rappellent ceux de Jean Cocteau ainsi qu'André Malraux qui repose au Panthéon avec une statuette de chat égyptienne. - Déodat Roché :
Lire la présentation du dossier En 1940, la commune manque cruellement d'eau à cause de la canicule. La mairie fait appel aux « fontainiers ». Se souviennent-ils s'il y avait des fontaines à proximité ? Oui, dans la montagne, un trou mène à un lac souterrain ! On demande aux sapeurs pompiers de mettre en place des pompes. Comme il faut les monter avec un « chenillard », on cherche de jeunes hommes à la société de gymnastique d'Espéraza et de Limoux. Ils débroussaillent pendant un jour et une nuit à la hache. Le chenillard peut passer, on pompe. l'eau arrive ! Elle coule en bas ! Les jeunes remontent huit jours après et découvrent que le chenillard a écrasé, saccagé un site funéraire. Il y a là des tombes organisées pour un culte des morts. Les jeunes y découvrent des statuettes égyptiennes dont une représentant Sekhmet, au fond d'une tombe celto-ligure ! Que fait-elle là ? Il y en avait plusieurs mais les jeunes se les sont partagées comme des trophées et les ont emmenées. On n'en a plus qu'une seule aujourd'hui. Il y avait aussi des plats, des bols et des pièces ou jetons en bronze. Sekhmet serait la déesse du culte des morts mais aussi de la fertilité. De 11h45 à 14h : repas au « Café de la Loge » à Salses, le « Bar Catalan » d'Opoul étant provisoirement fermé. Nous regrettons la gentillesse et la bonne humeur de ce dernier. 14h15 : Les grottes des Pyrénées, Val de Sos et leurs trésors égyptiens
Plan d'une grotte de la région de Montréal-de-Sos (Maurice Monnot ©) Dans les Hautes-Pyrénées, nous passons des grottes de Montréal-de-Sos (près de Vicdessos) au site de Montségur, et diverses grottes, dont la majeure partie reste totalement inconnue de nos jours. Nous sommes au cour de la recherche sur le Catharisme dans les années 30, conduite par des personnages tels que messieurs Gadal, Roché et Otto Rahn. Le plus connu de ces chercheurs, l'abbé Glory, fut un archéologue qui fit d'importantes découvertes lors d'explorations spéléologiques dans certaines grottes oubliées de ce secteur du Sabarthez. Ces 'pionniers' ont retrouvé des statuettes égyptiennes dans des grottes sanctuaires à l'usage de sites funéraires. décorées d'écritures égyptiennes. - La vallée de Sos présente quelques points bien singuliers :
- Le Graal : Auprès des restes du château de Montréal se trouve la grotte du graal où l'on voit des peintures partiellement recouvertes de calcaire. Nous avons également dans la région le souvenir d'Otto Rahn auteur entre autres de « La cour de Lucifer » et « Croisade contre le Graal ». Ce chercheur, fasciné par l'histoire médiévale française, fut enrôlé par les nazis. pour retrouver le Graal ? Il explora le Sabarthez et le Val de Sos. C'est un chercheur qui est allé loin, très loin. trop loin ? Il a été retrouvé « suicidé ». Pour terminer ce chapitre, signalons qu'il aurait pu être possible d'explorer le réseau souterrain sous Montségur mais que les autorités ont fait combler l'aven qui pouvait y mener.
Robert Pradines (Maurice Monnot ©) Nous nous sommes penchés également sur les armoiries du Sabarthez, déjà étudiées par Gérard de Sède dans son livre « Le Secret des Cathares » (J'ai Lu n°A316 - L'aventure mystérieuse, page 159). Elles représentent une coupe (le Graal ?) surmontées de deux ailes blanches au centre d'un soleil. Elles sont encadrées de deux ours qui servent de tenants, surmontées d'une devise latine « I anirem » et soulignées de cette autre « Sabarthez custos summorum ». 15h45 : André Douzet termina ce survol Il nous parla du livre de l'abbé Glory, l'un des plus précis sur cette région, « A la découverte des hommes préhistoriques » ainsi que d'une mystérieuse statuette remontée d'une grotte. Antonin Gadal et Déodat Roché l'ont su, Otto Rahn peut-être aussi. Cette statuette provient d'une grotte où l'on pouvait voir, sur une paroi, des signes datant de l'Egypte primitive ! Elle a été récupérée par la société Périllos grâce à Déodat Roché et Lucienne Julien.
"The Wanderings of the Grail" d'André Douzet a servi de support au colloque. 16h45 : Le culte des morts par Filip Coppens Il reprit quelques thèmes majeurs de son intervention de novembre 2005, où il soulignait la présence d'un culte lié à certaines tombes, dont les meilleures illustrations sont celles du tombeau sacré d'Arles-sur-Tech et d'Arques. On y trouva d'étranges similitudes entre les cultes des morts cathare et égyptien. ainsi que la présentation d'autres découvertes égyptiennes, comme à Ménorce. Enfin, il illustra l'hypothèse prouvant que les châteaux cathares 'majeurs' sont des forteresses édifiées en forme de temples solaires. Le phénix qui renaît de ses cendres nous ramène au bûcher de Montségur. Les musulmans, installés en Aragon, auraient-ils ramené aux cathares les rites égyptiens ? Pour les Egyptiens, le Graal aurait été une coupe dans laquelle celui qui y boit retrouve le souvenir et la sagesse de ses vies passées. Encore faut-il qu'il ait retrouvé le Graal ! 17h20 : André conclut cette journée Il nous présenta quelques images de l'église templière de Montsaunès (en Comminges) ornée d'étranges représentations dont un dieu égyptien Thot et bien d'autres curiosités iconographiques. Cette commanderie est la seule église templière de France qui soit restée intacte. Elle a conservé toutes ses peintures. Elles étaient intactes jusqu'à leur restauration. Depuis, elles sont devenues grises et presque invisibles. Une des peintures représentait une « pesée des âmes » effectuée. par Anubis ! Anubis dans une église templière aux pieds des Pyrénées !! 8 mars 2006, Maurice Monnot © |
La réunion commence à 10h au presbytère d'Opoul en présence d'une quarantaine de participants. C'est le représentant du Maire qui nous souhaita la bienvenue sur sa commune.
Le tombeau « d'Arques » a des spécificités égyptiennes.
On peut voir, d'après le plan cadastral d'Arques, que la dénomination « tombeau d'Arques » est impropre, le tombeau n'étant pas sur cette commune. à moins qu'il y ait eu un motif de l'appeler ainsi. Il est en fait situé aux Pontils.
- Grottes des Pyrénées :
Un participant, M. Robert Pradines, originaire de la région de Montréal-de-Sos et ancien étudiant aux Beaux-Arts de Toulouse, intervint sur cette région. Ce chercheur de 77 ans est né au village « d'Engraal » (pardon pour l'orthographe de ce lieu, que j'ignore, ainsi que celles des autres lieux aux noms évocateurs de sa région : « Pic d'Engraal, étang d'Arcas, col du Graal, trou du Graal ou de la Grazal. ». La société Périllos envisage de profiter de ses connaissances pour une prochaine sortie (estivale sans doute) dans sa région.
