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La Gazette de Rennes-le-Château ©


Pax à Prats-de-Mollo

 

La rédaction de la Gazette de RLC a visité l'église Sainte-Juste et Sainte-Ruffine de Prats-de-Mollo. Une pierre très ancienne y a attiré notre attention. Nous l'avons transmise à l'équipe d'Issac ben Jacob qui avait rédigé un article consacré en partie à cette église, Rennes-le-Château : "The Rise". Voici leur analyse!

 

Recherche dirigée par Jean de Niort et Issac ben Jacob

Voici une inscription retrouvée dans l’église de Prats-de-Mollo, non loin d’Arles-sur-Tech. Cette inscription est avec une grande certitude à attribuer à la confrérie des tisserands, car dans le même édifice religieux, se voit une autre inscription des tisserands. Cette dernière est répertoriée par les services du patrimoine comme émanant de cette confrérie, et l’on voit donc mal pourquoi il n’en serait pas ainsi pour la première. La photographie, ici présente, est l’original pris par Johan, webmaster de la rédaction de Rennes-le-Château, lors de sa visite en ces lieux.

 

Pierre de l'église de Prats-de-Mollo
Johan©

On y peut voir une inscription étrange, sans signification a priori. Mais dans un premier temps, il convient de remarquer la présence d’un signe bien particulier au début, à gauche de la suite de caractères : une sorte de PAX, un P grec (prononcé RHO), additionné d’une sorte de croix en sa partie inférieure. Ce signe est connu pour être fort ancien ; on le retrouve en Egypte, chez les Coptes, et surtout dans les catacombes des débuts du Christianisme, à Rome, sur les tombeaux. Selon les experts en ce domaine, ce PAX est de toute évidence un symbole pré-Chrétien, d’une grande ancienneté, et qui, bien qu’utilisé par la jeune secte (les Chrétiens, groupe religieux ainsi nommé par les Romains), a pour origine le Tau égyptien. C’est un symbole de vie, et d’eaux guérisseuses, dont la présence à Prats-de-Mollo, est en étroit rapport avec le tombeau des Saints Abdon et Sennen d’Arles-sur-Tech (tombeau d’où sourdent des eaux guérisseuses). Ce PAX (abréviation latinisée de PX, deux lettres grecques) est donc à l’origine un TAU, symbole aux multiples significations, repris par les Chrétiens, mais anciennement de provenance Egyptienne, ou Perse Chaldéenne. Mais il faut bien noter que dans les inscriptions coptes d’Egypte, soit des églises, soit des monuments antiques chrétiens (II ème siècle de notre ère) ou pré-chrétiens, il y a généralement deux Tau, ou deux Pax qui entourent la phrase religieuse ainsi mise en évidence. Or en l’occurrence, il n’y a qu’un Tau ou Pax, et non deux. Ce qui pourrait traduire une déviation du symbole, ou une origine plus récente, et donc moins gnostique. Mais en y regardant de plus près, nous allons nous apercevoir qu’il s’agit bien d’une inscription authentiquement gnostique, qui dénote une survivance très prononcée d’un savoir Egyptien, ou Chaldéen dans cette région des Pyrénées Orientales. Il faut dire que contrairement aux apparences, il y a bien deux Tau ou Pax qui enserrent l’inscription centrale. Mais seulement l’un de ces deux signes est encore visible, car l’autre a été, volontairement ou non détruit, et raboté, comme pour faire échapper à l’esprit du curieux, la signification profonde, et l’origine de cette phrase énigmatique gravée sur les murs de l’église de Prats. En effet c’est en passant la photographie d’origine, obtenue des mains de Johan, à l’analyseur de spectres de lumière, que nous nous sommes aperçus que sur le côté droit de l’inscription existait, jadis, un autre Pax ou Tau, très effacé, malheureusement. La photographie ci-dessous en est la preuve : elle consiste à passer l’image d’origine au spectre rouge, et à l’analyseur de contraste pour rehausser le relief de la pierre où est inscrite notre curieuse phrase. On voit très nettement ici, le relief effacé de l’ancien Pax de droite.

Image soumise au spectre rouge
Issac ben Jacob©

Cette première opération faite, nous nous sommes orientés vers une analyse plus profonde de la lumière de l’image, et de la répartition des zones, et des points d’incrustation de cette même lumière. Ceci pour savoir si notre première analyse était juste.

Image nettoyée
Issac ben Jacob©

[Image nettoyée pour mieux mettre en évidence le second PAX. Son état actuel d’érosion et de quasi-effacement est le triste résultat d’une volonté manifeste de dégradation ayant pour but de cacher certains sens manifestement compromettants de l’inscription. Cette analyse des spectres de lumière est ici très poussée : on procède ainsi, en inversant les champs de couleur, en tirant un négatif de l’image, en réduisant le contraste de l’inscription visible, mais en focalisant toute la zone d’analyse du spectre sur le coté droit. On obtient ainsi, avec divers autres réglages, une vision plus nette du Pax manquant et effacé…]
Il y avait donc bien deux Pax dans l’inscription d’origine, et cette manière d’écrire, et d’encadrer une phrase importante par ces deux signes, se retrouve essentiellement en Egypte, chez les Coptes, et en Perse, chez les Chaldéens. Ceci est d’une grande importance pour déterminer l’origine du groupe religieux qui a tracé ces symboles. Ajoutons que cette technique de rédaction permet aussi de déterminer que les auteurs de ce message, ont très bien conservé le style, la pensée, et toute la science de leurs illustres ancêtres égyptiens, et Perse Chaldéens…
Voici maintenant les essais de traductions de l’inscription de notre service de décryptage linguistique en langues anciennes : Celui-ci a déterminé que l’inscription était très probablement formée de lettres grecques (origine copte égyptienne, ou de la région du Sinaï), ou de lettres grecques se lisant à la façon du latin.



I - Combinaison des lettres dans l'ordre (gauche à droite)

1) PX KIS-O PX = PAX KISSO PAX
Or, KISSOS, OU [kissos, kissou] = LIERRE en grec
Note pour les lecteurs : en grec, la lettre sigma, phonétiquement [s], peut s'écrire en majuscule soit S (majuscule actuelle) soit C (majuscule onciale).
Dans cette optique, on obtiendrait un mélange latin grec PAX KISSOU = PAIX DU LIERRE.
A condition de considérer le trait après le C comme la marque d'un redoublement de consonne : SS
Ce qui nous donnerait donc PAIX DU LIERRE = PAIX DE LA TOMBE = PAIX DE LA MORT = PAIX DU SERPENT

2) **** On considère que le K quadrangulaire qui ressemble à un H sur l'inscription est l'équivalent graphique de K et H à la fois : avec le I qui suit (qui semble être inclus dans la lettre H, ou entre le K et le H), on obtient KHI, la transcription en toutes lettres dans notre alphabet du nom de la lettre grecque C . Il suffit d'écrire le nom de la lettre grecque qui précède, (donc le curieux Tau en forme de Pax, qui se lit en grec RHO) à savoir, RHÔ, et on peut lire de cette manière :
RHÔ [KH]I, (ou KHI-RHO qui signifie Christ) transcription qui s'écrit en grec PX, équivalent de la devise gnostique PAX (PAIX DU SERPENT), elle-même graphiquement résumée par le tau ou croix ansée.
Reste graphique de l'inscription : CO. (abréviation grecque ou latine de sens inconnu)
NB : il se pourrait aussi bien que CO ou OC ou ne soit pas une abréviation, et que le trait graphiquement écrit ENTRE le C et le O suggère ici de lire ces deux lettres comme un mot à part entière.
Cela évoquerait donc les mots latins OS, ORIS : BOUCHE, GUEULE, MUSEAU / VISAGE, FACE, TRAITS, FIGURE, TÊTE / LANGUE (organe ou pas), LANGAGE, PAROLE / ORIFICE, OUVERTURE, EMBOUCHURE…
et aussi OS, OSSIS = OS, OSSEMENTS, DÉPOUILLE MORTELLE, CENDRES, RESTES, CŒUR (D'UN ARBRE), MOËLLE (DES OS).

3) **** transcription latine PHICO, évoquant la forme grecque FIKOS génitif du terme béotien FIX, FIKOS [phix, phikos], lui-même équivalent du mot attique SFIGX, SFIGGOS [sphinx, sphingos] = SPHINX
pour mémoire, ce nom de SFIGX vient du verbe SFIGGW [sphingô] qui signifie enserrer, étreindre, lier étroitement, étrangler, condenser.
Substantif correspondant : SFIGXIS, SFIGXEWS [sphinxis, sphinxeôs] : action de serrer, de lier fortement
Il nous est d'avis que le nom de Sphinx évoque de façon très imagée une sorte de crucifixion en X à la Saint André, par ligature et étouffement progressif de la victime. Notons-le bien, car cette image est très percutante sur le plan théologique.

4) Si l'on considère que le RHÔ de droite pourrait représenter, du fait de sa graphie particulière faisant ressortir son anse par un trait horizontal vers la gauche, la figuration d'une combinaison d'un TAU et d'un RHÔ grecs, TP avec la prononciation phonétique [TR],
Et si l'on juge que le K quadrangulaire et son I consécutif, du fait de leur intense proximité sans aucun doute voulue, puissent ne former, dans certaines interprétations, qu'un seul ensemble graphique de forme H (lettre grecque êta) et de prononciation Ê,
on obtient en alphabet grec la transcription suivante :
TRHSOR = TRÉSOR

II - Combinaison des lettres dans l'ordre inverse (droite à gauche)

1) Autre possibilité : PX O-SIH PX = PAX OUSIH PAX
OUSIH, HS [ousiê, ousiês] (terme ionien, équivalent de l'attique OUSIA, AS [ousia, ousias]) = ÊTRE, RÉALITÉ (par opposition à TO MH EINAI [to mê einai] = LE NON-ÊTRE), NATURE, SUBSTANCE, ÉLÉMENT, SUBSTANCE PREMIÈRE, EXISTENCE, VIE // BIENS, FORTUNE, RICHESSE
Considération théologique non négligeable : le génitif OUSIHS [ousiês] de ce mot est en fait L'INVERSE du nominatif grec du nom de JÉSUS.
OUSIHS [ousiês] --> OUS | IHS
IHSOUS [iêsous] --> IHS | OUS
Si l'on prend en compte le RHÔ de droite et si l'on considère le caractère K quadrangulaire comme un H, on lit ROUSIH. [rousiê]
Analogie avec le mot ROUSIOS, OS, ON [rousios, rousios, rousion]  : ROUX
ROUSIH = ROUSIOS + OUSIH = ÊTRE ROUX ( ÉSAÜ )

2) **** Autre possibilité : POCIHP = ROSIER ou ROSIÈR[E] (pièce de terrain plantée de rosiers).
Ou encore, si l'on considère que le trait situé après le O indique, comme souvent en grec, la combinaison de lettres ON, on obtient le sens suivant : PO-CIHP = PONCIHP soit RONCIER. Mais là, si ce n'était pour le sens obtenu, ce mélange d'alphabets grec et latin nous semblerait hasardeux.
Variante : POCHP = ROSÊR = ROSAIRE
Interprétation mineure en latin : ROSI = j'ai rongé,
Du verbe : RODO, IS, ERE, ROSI, ROSUM = Ronger, miner, consumer, détruire lentement.

Serpent du portail
Portail de l'église avec un verrou en forme de... serpent - Johan©

3) **** Autre mot grec, sorte de variante de l'interprétation « OUSIÊ » :
Si l'on considère les deux RHÔ comme signifiant chacun « PAX », et que l'on fait abstraction du trait/accent, comme on voudra bien l'appeler, situé entre O et C, on obtiendra :
OCIH
Or, en grec ionien, OSIH, HS [osiê, osiês] = « loi divine, rite sacré, usage pieux », et par extension : « cérémonie religieuse (sens plus rare et minoritaire : cérémonie d'enterrement, funérailles), sacrifice »
Son sens apparaît plutôt en discordance avec le reste, mais l'objectivité nous imposait de la mentionner, car elle répond à une méthode de lecture des plus logiques, bien plus conventionnellement logique même, que de nombreuses autres interprétations présentées dans ce document.
Reste l'éventualité, qui expliquerait la présence de cette lecture, que ce terme de « rite sacré », et « cérémonie religieuse », renvoie plus spécifiquement à celui de « CULTE ».
Tout particulièrement dans la perspective où l'objet de ce culte nous serait explicité par une autre interprétation majeure que nous aborderons plus en détail par la suite : celle qui va nous conduire à lire dans cette inscription le mot grec pour « SERPENT » (voir partie III).
Nous serions alors, et cette éventualité est hautement probable (l'analyse graphique de l'inscription en atteste) en présence d'un « CULTE DU SERPENT ». *****

III - Interprétation intermédiaire combinant les deux sens de lecture :

**** Il s'agit d'une transcription de mot grec, mélangeant les alphabets grec et latin.
Etant donné que le trait est bel et bien graphiquement noté ENTRE le C et le O, et qu'il a ostensiblement tendance à partir très proche du dessus du O pour se diriger vers la GAUCHE et vers le HAUT par rapport au reste de l'inscription, peut-être ce trait signifie-t-il la même chose que la « flèche d'inversion » présente dans le cryptogramme P.S. – S.P. de la tombe de la dame de Blanchefort.
En ce cas, il faudrait comprendre la première partie de l'inscription, lue de gauche à droite, graphiquement comme PHIC et phonétiquement comme [PHIS] (mélange d'alphabets grec et latin)
Et ce fameux trait qui part du O, nous indiquerait de prendre ce O et de le ramener à sa véritable place, c'est-à-dire AU DÉBUT de l'inscription !
Ce qui nous donne graphiquement PHIC – O = OPHIC, soit OPHIS, soit SERPENT en grec.
Cette thèse est accréditée par le fait que O – PHIS correspond effectivement au découpage correct en syllabes du mot grec OFIS , lequel phénomène a beaucoup plus de chance d'être le fruit du hasard dans le mot écrit en grec, que dans sa transcription latine, en raison même du nombre de lettres plus important de cette dernière, et aussi à cause de la présence de la consonne latine H, lettre dont l'usage est soumis à certaines contraintes dans notre alphabet [sons PH et CH/KH, par exemple].
Pour compléter cette lecture, la prise en compte indépendante du RHÔ situé légèrement à l'écart à droite, nous permet de lire : PHIC – O PX = OPHIS PAX
On en revient donc à la notoire interprétation, obtenue cette fois littéralement, de « PAIX DU SERPENT ». *****
En faisant une ultime combinaison avec l'interprétation « OS » issue de la liaison induite par le trait entre le O et le C, on obtient :
BOUCHE / GUEULE / FACE / TÊTE DU SERPENT, mais aussi OS DU SERPENT et donc peut-être symboliquement EAUX DU SERPENT.


2ème PAXPour clore ce propos, l'on peut dire que toutes ces interprétations sont coexistantes, conjointes et concordantes (enfin, pour la plupart), et que les RHÔ en forme de croix ansées peuvent à la fois être compris comme PX (PAX) ou dans le sens plus égyptien de ANKH (nom égyptien de la croix ansée, signifiant VIE, et plus particulièrement VIE NOUVELLE DU CORPS).

Zoom sur la texture et l'état de la roche à l'endroit du second RHÔ / PAX (extrémité droite de l'inscription)
Issac ben Jacob©

De là peuvent surgir de nouvelles variantes des interprétations susnommées, variantes que nous n'avons plus le courage de détailler ici (trop long), hormis celles qui nous viennent immédiatement à l'esprit, de VIE DU SERPENT, VIE DE LA NATURE / DE L'ÊTRE, VIE DU SPHINX et de VIE DU LIERRE = VIE DE LA TOMBE = NOUVELLE VIE DANS LA MORT ou VIE DES MORTS.

Légende :
****
  : interprétations les plus pertinentes et les plus probables.
*****  : interprétations capitales, dont le sens ne peut être ignoré.

Lire RISE I ET RISE II
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6 mars 2005, Issac ben Jacob©