Ce samedi 2 février 2008, la rédaction de la Gazette de Rennes-le-Château avait convié quelques-uns de ses rédacteurs à une rencontre parisienne. Aetius, AlSufi et Tégé ont retrouvé Johan dès 10H00 devant l'église Saint-Roch. Jean-Claude Carton avait très aimablement accepté l'invitation et Franck Balmary assurait l'enregistrement vidéo ! La présence féminine si rare sur le plateau rhedaesien était assurée avec grâce par Murielle et Sylvia ! En somme, une rencontre d'amis et de passionnés ! Le programme du jour les a emmenés de Saint-Roch au musée de Cluny en terminant par Saint-Sulpice. Jean-Claude nous a fait la surprise d'un enregistrement dont il a le secret. Les fidèles des news de la Gazette ont eu l'occasion de l'entendre de nombreuses fois dans ses émissions consacrées à Rennes-le-Château ou à des sujets plus ésotériques ! Vous pouvez l'écouter en cliquant sur ce lien ( 35 minutes) ! L'église Saint-Roch
Construite dans un quartier prospère à l'emplacement d'une petite chapelle du XVIème siècle dédiée à Sainte Suzanne, l'église est consacrée à Saint-Roch qui soigna les pestiférés italiens vers 1345. Représenté avec un chien, la tradition nous apprend que, retiré dans une forêt près de Plaisance et atteint par la peste, il était nourri quotidiennement par un chien qui lui apportait un pain volé à la table de son maître. Ce dernier, intrigué par le manège de l'animal, le suivit et secourut le saint homme qui est invoqué contre les maladies contagieuses des hommes et du bétail. On reconnaît Saint Roch à son bâton (le bourdon) qu'il tient à la main. Parfois, il porte une besace, le chapeau et la cape de pèlerin. Un chien se tient à ses côtés avec un ange. Il relève un pan de sa cape pour faire voir la plaie qu'il a à la jambe. Voici la liste précise des attributs de Saint Roch : bourdon de pèlerin, bubon ou plaie en haut de la cuisse gauche, chapeau à larges bords, chapelet attaché à la ceinture, chien, coquilles Saint-Jacques cousues sur l'habit, gourde attachée au bourdon, haut-de-chausse baissé sur la jambe gauche, pèlerine de voyageur, pestiféré qu'il guérit. La première pierre fut posée par le roi soleil, Louis XIV, en 1653. L'architecte de la Sorbonne, Le Mercier, fut empêché d'orienter normalement la nef par la butte des Moulins ! Le chevet est au Nord et non à l'Est. Très rapidement, les fonds viennent à manquer et, en 1705, une loterie est organisée. Paradoxalement, on ne termine pas la nef mais on prolonge le chevet par de très nombreuses chapelles s'emboîtant les unes dans les autres. La longueur de l'édifice passe ainsi de 80 m à 125 m et se rapproche des 130 m de la cathédrale Notre-Dame ! Nous retrouvons de célèbres personnages inhumés dans les chapelles : Pierre Corneille, Denis Diderot, Le Nôtre, d'Holbach, l'abbé de l'Epée. Duguay-Trouin y reposa jusqu'en 1973. Ses restes furent transférés à Saint-Malo à l'occasion du tricentenaire de sa naissance.
Deux tableaux : "Godefroy de Bouillon victorieux" de Claude Vignon (vers 1620), au niveau du pilier droit et "L'Apparition du Christ à Marie-Madeleine" de Guillaume Guillon-Lethière (1805), au revers du maître-autel. "Noli me tangere" paroles du Christ lors de sa rencontre avec Marie-Madelaine après sa résurrection (Evangile selon saint Jean, chapitre 20, versets 11 à 18).
Derrière le choeur, on découvre d'abord la chapelle de la Vierge construite par
Jules Hardouin-Mansart entre 1706 et 1710.
La coupole est ornée de l'Assomption peinte par Jean-Baptiste Pierre en 1756.
"La plupart des représentations dans les églises le sont au titre des "Litanies de la Vierge", comme celle que l'on a vues à Saint-Roch, vitrail en haut dans la chapelle de la Vierge. Voici les fameuses "litanies", au nombre de douze : Mère du Sauveur, Miroir de Justice, Siège de la Sagesse, Vase rempli du Saint-Esprit, Rose mystique, Reine des Anges, Tour de David, Tour d'ivoire, Maison d'Or, Arche d'Alliance (nous y voilà !), Porte du Ciel, Etoile du matin. On dispose de très peu d'informations sur la présence de l'arche dans cette chapelle vers 1820 ou 1840 selon les sources... Un guide officiel de l'église témoignait d'ailleurs de son embarras lors d'une visite d'Aetius il y a trois ans !
Thierry Garnier : "A Paris, l'occasion nous aura été donnée de faire de nouvelles rencontres : Murielle, AlSufi bien connu des lecteurs de la Gazette, Franck le cameraman, et de revoir des amis et amie cher(es) Sylvia, Jean-Claude, Johan, Aetius. Visites et échanges à tout point vue mémorables, permettant de reconnaître l'érudition des intervenants du forum présents à l'église St Roch (où l'on peut voir un copie de l'Arche d'alliance: voir le reportage de Johan). L'église fut construite sur l'emplacement de deux chapelles ou oratoires (de Ste Suzanne et des cinq plaies) situés à la Renaissance sur le quartier dit de Gaillon. Vous voyez l'intérêt du Mercure pour St Roch ! D'ailleurs la rue Gaillon est dans le prolongement de la rue St Roch. Il existait même une porte Gaillon. Ce nom provient d'un ancien hôtel particulier, Hôtel Gaillon où étaient les deux oratoires disparus, de style Renaissance construit dans ce secteur : un "petit Gaillon", vieil adage se rapportant au château des archevêques de Rouen. On dit aussi que l'hôtel a appartenu à une famille de ce nom. Reportage filmé de Franck Balmary :
Paris : Eglise Saint-Roch et musée de Cluny (2 février 2008) 11:45 - Envoyé par Le Mercure de Gaillon AlSufi : "Bien rentré dans les temps et sans encombre à Strasbourg, ce petit mot pour te remercier ainsi que les autres participants, de ce périple initiatique ! qui a permis aux uns et aux autres d'avoir le plaisir de se retrouver ou se découvrir et de récolter quelques pépites de grande valeur !, qu'il s'agisse de l'Arche de Saint-Roch, monument unique ?, du trésor de Guarrazar, de l'épitaphe oubliée de l'Alchimiste, des mystères templiers de Gisors et de Saint-Gervais - Saint-Protais que l'on pourrait qualifier à juste titre de véritable « Rosslyn chapel » française. Lire la suite du reportage sur le musée de Cluny de Paris.
Johan Netchacovitch ©, 11 février 2008 |












