L'actualité de Rennes-le-Château dévoilée

 

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La Gazette de Rennes-le-Château ©

 

 

 

1946 - 2004 Gérard de Sède et le mythe de Rennes-le-Château

En rupture, d’un caractère passablement instable et bientôt chargé de famille, sa vie professionnelle devient chaotique et aventureuse. Il exerce différents métiers avant de devenir définitivement journaliste. Il rompt aussi ses amarres politiques et ne sera plus jamais membre d’un parti quelconque, sauf tout à fait épisodiquement, ce qui ne l’empêche pas de conserver des convictions et les liens fraternels forgés dans les combats. Au début des années cinquante, il noue des relations avec des personnalités qui marqueront sa vie intellectuelle : les poètes Nazim Hikmet et Edouard Glissant, le philosophe Henri Lefebvre et quelques autres. Il renoue dans le même temps avec André Breton et son entourage. Ses convictions et ses sentiments ayant toujours plus ou moins pris le pas sur le reste, il ne tarde pas à s’attirer de nombreux ennuis, notamment lorsque qu’éclate la guerre d’Indochine. Un temps attiré par la politique de Tito, qui vient de rompre avec Moscou et en qui il croit voir un ferme opposant au stalinisme, il se rend en Yougoslavie avec Sophie et leurs trois enfants Nicolas, Anne et Agnès. Il se spécialisera par la suite dans le journalisme politique et diplomatique, travaillant pour l’agence United Press et différentes publications. Sa carrière est interrompue par des prises de position incompatibles avec celles de ses employeurs. Il s’installe alors dans les Landes où il entreprend de devenir agriculteur. Il est dans sa nature d’idéaliser les choses : ayant peu d’expérience dans ce domaine et étant très largement dépourvu de sens pratique, l’entreprise tourne court. Après la naissance d’un quatrième enfant, Arnaud, il part s’installer dans une ferme en Normandie où il emploie un ouvrier agricole du nom de Lhomoy qui le mettra sur une première piste. Il renoue peu de temps après avec le journalisme, habite Paris et travaille pour l’Agence France Presse. Il publie un petit ouvrage assez caustique sur la vie et les mœurs de la noblesse, vraie ou fausse, des années soixante, « Petite Ecyclopédie des Grandes Familles »,  qui trouvera plus tard un écho dans son livre « Aujourd’hui les Nobles… » mais les récits du Normand l’intriguent et il commence à s’intéresser de près à Gisors où ce dernier prétend avoir découvert quelques secrets. Il publie un article sur le sujet : le caractère extraordinaire de l’aventure lui plait, en outre il ne peut que produire un « bon papier »…. Les effets ne se font pas attendre : Une lettre énigmatique lui parvient quelques jours après sa publication : elle est signée d’un certain Pierre Plantard. Dans des circonstances passablement rocambolesques, il entre en contact avec ce dernier, un personnage assez obscur, qui lui fournit, non sans arrières-pensées, un certain nombre de documents. Il se met à écrire ce qui au départ devait être le résultat d’investigations journalistiques et qui s’avérera être l’origine d’un tournant fondamental dans sa carrière. « Les Templiers sont parmi nous » paraissent et connaissent un certain succès. Gisors est cependant loin du sud-ouest, son « biotope ». C’est maintenant vers Montségur que ses regards se tournent, dernière place forte des Cathares où il effectuera désormais des pèlerinages réguliers. Incarnant la quintessence de l’âme occitane, les Cathares avaient tout pour lui plaire, il leur consacrera plusieurs ouvrages et une place de choix dans son livre « 700 ans de révoltes occitanes ». Ils lui donneront l’occasion de confirmer son style empreint d’un certain lyrisme, où le fait cède parfois au signe et qui suggère au lecteur trop enthousiaste de relire ce qu’il croit avoir si bien compris…

 

Non loin de là, dans le département voisin, se trouve une bourgade, Rennes-le-Château, où les Wisigoths ont laissé leur empreinte et où plane encore l’ombre obscure de nébuleux personnages. Ils ont balisé leur chemin d’une bien étrange manière : il y a là un lièvre à lever mais aussi des gens qui n’apprécient guère que l’on vienne se mêler à leurs affaires… A peine publié,  « L’Or de Rennes » déclenche, comme on le sait une certaine agitation qui finira par le lasser. Il entreprend de nombreux voyages : le Japon, Cuba, l’Amérique Latine, le Proche Orient, L’Asie Centrale, les Pays de l’Est, la Grèce  et noue autant que possible des liens avec ceux qui résistent aux régimes d’oppression. Toujours sur les chemins, il s’éloigne peu à peu de sa famille qu’il rejoint parfois le temps des vacances dans sa maison des Landes avant de trouver des attaches dans le Razès. A peine retraité, il rompt à nouveau ses amarres et prend le chemin du Nicaragua d’où il retourne pour s’installer en Belgique non loin de Liège. Il en revient peu après la mort de sa mère en 1992 pour vivre désormais dans l’Allier auprès de Sophie avec laquelle il a finalement renoué. Ils commettent à nouveau ensemble deux ouvrages : « l’Occultisme dans la Politique » et « Vues Hérétiques sur l’Héraldique ». Il meurt à Montluçon le 30 mai 2004. Il repose à Liéoux où il a été inhumé le 4 juin, veille de son quatre- vingt-troisième anniversaire.

 

Rationnaliste convaincu mais souvent guidé par la passion, il ne cessera de s’intéresser au symbolisme et passera sa vie à tenter de concilier des points de vue que d’aucuns jugent contradictoires, empruntant pour cela des voies allant du surréalisme à la dialectique hégelienne…Toujours plus ou moins gêné par ce qui n’est pas immédiatement explicable ou en apparente contradiction avec ses vues, en permanence à la recherche de repères fiables, il lui arrivera parfois de tirer un peu les choses par les cheveux pour les rendre compatibles à ses conceptions . Il était à la fois rigoureux et négligent. Trotskiste de la première heure ou presque, il aimait la vénerie et a explicitement souhaité que l’on mentionne son titre de baron sur les faire-part de décès… Athée mais homme de foi par excellence, il a toujours rejeté l’éducation catholique qu’on a voulu lui donner et nourissait cependant pour Léon Bloy une affection particulière, faisant du Magnificat son « chant d’amour et de victoire ». Adepte de la philosophie matérialiste dialectique, il avait appris d’Henri Levebvre à respecter Nietzsche, le grand destructeur des systèmes. Partisan des révolutions, il était viscéralement attaché aux traditions, internationaliste, il défendait bec et ongles l’idée d’une nation occitane… Rien en lui n’était simple…

 

 

2- BIBLIOGRAPHIE NON EXHAUSTIVE :

.1-l'incendie habitable - la main à plume 1942

.2-petite encyclopédie des grandes familles - plon 1961

.3-les templiers sont parmi nous- julliard 1962

.4-le trésor cathare julliard 1966

.5-l'or de rennes julliard 1967

.6-pourquoi prague?  tallandier 1968

.7-magie à marsal julliard 1969

.8-signé rose croix plon 1971

.9-histoire sociologie et politiqe chez rousseau raison présente 1972

.10-la race fabuleuse j'ai lu 1973

.11-la clef de deux énigmes julliard 1973

.12-le secret des cathares j'ai lu 1974

.13-aujourd'hui les nobles alain moreau 1975

.14-la vrai dossier de l'énigme de rennes octogone 1975

.15-du trésor de delphes à la tragédie cathare pygmalion 1976

.16-l'étrange univers de prophètes j'ai lu 1977

.17-le trésor maudit de rennes le château

.18-la rose-croix j'ai lu 1978

.19-le mystère gothique laffont 1979

.20-fatima enquête sur une imposture alain moreau 1980

.21-saint émilion insolite société archéologique de saint émilion 1980

.22-700 ans de révolte occitane plon 1982

.23-rennes le château: le dossier, les impostures laffont 1988

.24-rennes le château laffont 1988

.25-le sang des cathares presse pocket 1989

.26-l'occultisme dans la politique laffont 1994

.27-la chimère expérimentale inédit vol1:1998 vol2:2000

.28-vues hérétiques sur l'héraldique dervy 2003

  

 

3- ELEMENTS BIOGRAPHIQUES : 

histoire de l'extrême gauche trotskiste de 1929 à nos jours

Frédéric Charpier Editions 1 2002 

histoire du surréalisme sous l'occupation

Michel Faure Table ronde 1982.

© Arnaud de Sède de Liéoux

Première partie 1921 - 1946

 

La rédaction remercie Arnaud de Sède de Liéoux qui, malgré son deuil récent, a pris la plume pour faire connaître son père aux internautes et passionnés de l'affaire de Rennes-le-Château!

 

Auteur prolixe, Gérard de Sède s'est spécialisé dans les écrits ésotériques et les mystères de tout ordre :

  • "Les Templiers sont parmi Nous" en 1962
  • "Le Trésor Cathare" en 1966
  • "La Race Fabuleuse. Extra-Terrestres et Mythologie Mérovingienne" en 1973
  • "Aujourd'Hui, Les Nobles..." en 1975
  • "Fatima, enquête sur une imposture" en 1977
  • "L'Occultisme dans la politique. De Pythagore à nos jours" en 1994
  • "Vues hérétiques sur l'héraldique" en 2002

Sans oublier les livres en rapport avec l'énigme de Rennes-le-Château :

  • "L'Or de Rennes ou la vie insolite de Bérenger Saunière curé de Rennes-le-Château"
  • "Le Trésor maudit de Rennes-le-Château"
  • "Le vraie dossier de l'énigme de Rennes - Réponse à M. Descadeillas" en 1975
  • "Signé Rose + Croix. L'énigme de Rennes-le-Château" en 1977
  • "Rennes-le-Château, le dossier, les impostures, les phantasmes, les hypothèses" en 1988.  Une critique d'Octonovo.

Marcus Williamson vous présente sa bibliographie!

 

Un internaute vient d'ouvrir un forum sur cet auteur!

 

Mise à jour 01/03/17