Après la présentation générale du livre de Jean-Luc Chaumeil, "Rennes-le-Château - Gisors - Le Testament du Prieuré de Sion - Le Crépuscule d'une Ténébreuse Affaire", voici le plat de résistance du livre, "Pierre et Papier" de Philippe de Cherisey. Lisons d'abord l'introduction de Jean-Luc Chaumeil : "Quelques temps avant sa mort, l'ami Amédée ou Asmodée - vous avez reconnu Philippe de Cherisey, brouillé avec le Grand Monarque extraterrestre me fit jurer de publier Pierre et papier vingt ans après la disparition de son auteur. Parchemins à décrypter : Selon Philippe de Cherisey, Gérard de Sède a bien reçu les deux parchemins connus sous l'appellation de "Grand Parchemin" et de "Petit Parchemin", reproduits en couleur dans le cahier iconographique. Nous attirons votre attention sur une confusion possible entre les légendes des deux documents iconographiques et le texte de P. de Cherisey : le Manuscrit II correspond au Document I, le "Petit Parchemin", et le Manuscrit I au Document II, le "Grand parchemin".
Mais voyons les premières explications... Le marquis nous informe que le "Petit parchemin" est un montage de trois Evangiles synoptiques : Luc (I, 5), Matthieu (XII, 1-8) et Marc (II, 23-28). Il ignore manifestement l'origine de ce texte à savoir le Codex Bezae Cantabrigiensis. Il n'a pas eu en main le texte initial.
Le "Grand Parchemin" Selon P. de Cherisey, cent vingt-huit lettres parasitaires ont été introduites dans le texte. A partir de celles-ci, le décryptage peut débuter... Mais les lettres sont plus nombreuses, 140 ! Il n'explique ni lesquelles seront éliminées, ni selon quels critères. Deux indices : sur la reproduction, les lettres parasitaires sont surmontées d'un point sauf 12 et on voit un trait au crayon à partir duquel on ne prend pas en considération ces 12 lettres surnuméraires. On obtient donc 140 - 12 = 128 ! Ces douze lettres forment "AD GENESARETH"... Il n'en parle pas ! De même, un autre message est présent. Il donne "REX MUNDI" ! Il n'en parle pas non plus. Le message décodé donne :
Ensuite, P. de Cherisey explique le message. Nous ne reprenons ici qu'une petite partie de ses développements ! Philippe de Cherisey à l'entrée de la mine de jais du Serbaïrou Il débute par "Bergère pas de tentation". Il souffle le chaud et le froid, avoue qu'il a fouillé du côté du Serbaïrou. La photo de droite en atteste ! Il donne des pistes : Asmodée, le miroir, la position de la bergère et passe le reste sous silence car "désireux comme vous-même d'accéder au trésor, vous jugerez raisonnable que je m'en tienne là." "Que Poussin, Teniers gardent la clef" : On retiendra que "la présence de Teniers indique un chemin à parcourir depuis l'église de Rennes-le-Château jusqu'à celle de Saint-Luc." Il évoque le village de Luc-sur-Aude... "Pax DCLXXXI" : C'est le signe du transfert de la royauté à Rennes-le-Château en 681. On y retrouve la volonté d'hégémonie de Pierre Plantard par Sigebert IV dit le rejeton ardent. "La Clef par la croix" : Il y est question de renversement dans l'église de Saunière. L'éditeur insère une note car il a remarqué la confusion entre les deux parchemins chez P. de Cherisey. Ce n'est pas la première fois ! "La clef. Par ce cheval de Dieu" : Il adresse un clin d'oeil à Godefroid de Bouillon... à travers sa société de joueurs d'échecs. Cela lui permet de faire le lien entre les Templiers et le Prieuré de Sion ainsi que de rappeler le sauvetage de la lignée de Dagobert II. Il situe ce cheval de Dieu à deux endroits mais ne semble pas connaître celui proche de la Fontaine des 4 ritous. De même, il ne mentionne pas le tableau de Delacroix, "Héliodore chassé du temple", présent à l'église Saint Sulpice de Paris. "Pommes bleues" : Explication surréaliste à partir de ce vers d'Eluard "la terre bleue comme une orange", dénombrement des anges de l'église de RLC sujet à propos grivois mais absence totale d'allusion au phénomène lumineux éponyme ! "Par ce cheval de Dieu j'achève ce daemon de gardien à midi" : ce serait sa signature.
Lecteur à convaincre : Enfin, P. de Cherisey se lance un défi, convaincre le lecteur que c'est bien lui l'auteur de "Pierre et Papier". Le message final n'aurait pas été découvert par les techniciens du chiffre ! Il se lance ensuite dans une explication des lettres "éliminées partiellement"... L'explication est digne d'un cancre. Il compte également sur l'absence du parchemin original (le vrai faux donc) pour égarer le lecteur. Les photocopies de photocopies feront le reste ! Une conversation s'engage entre lui et un certain Dingon-Mozart. Il en résulte que le recensement de la dalle et de la stèle de Marie de Nègre d'Ables met à mal son invention. Pour se déclarer l'inventeur, P. de Cherisey devrait être le créateur de la stèle avec les lettres décalées qui donnent le code "MORTEPEE" capital dans le déchiffrage. Il avoue : "..., tant que les curieux pourront se procurer cet ancien numéro (ndlr le document Tisseyre, SESA), je (sic) serai qu'un demi farceur, c'est-à-dire l'héritier d'une farce lancée voici une soixantaine d'années. Mais attendez un peu que paraisse le présent ouvrage et je ne donne pas six mois pour que, raflé par ces curieux, l'on ne trouve plus aucun exemplaire de cet exemplaire du Bulletin."
Pierre Plantard et Philippe de Cherisey dans la région de Rennes-le-Château Enfin il rédige un post scriptum de dix pages en guise de fourre-tout :
P. de Cherisey termine son texte ainsi, sans conclusion !
Une troisième partie présentera les explications - indispensables - de Jean-Luc Chaumeil :
Lire l'article sur le Testament du Prieuré de Sion et l'histoire du PS. © Johan Netchacovitch, 11 octobre 2006 |

Le "Grand Parchemin" se décrypte grâce à "une substitution à double clef puis par une transposition effectuée au moyen d'un échiquier". Les erreurs ont été introduites sciemment... dans le but de fournir la piste aux chercheurs !

Il tente ensuite de prouver qu'il a laissé 