L'actualité de Rennes-le-Château dévoilée

 

La Une

 

_________________

Portail de Rennes le Chateau

_________________

Interviews

_______________________

 

Reportages

 

_________________

 

 Petites annonces

 

_______________________

 

Courrier des lecteurs

 

_______________________

 

Services

 

_________________

 

Contacter la rédaction

 

_______________________

Newsletter 

  Inscription

 Désinscription

  

Positionnement et Statistiques Gratuites

La Gazette de Rennes-le-Château ©

 

 

 

 

Chaumeil et Philippe de Chérisey

2 et 3 décembre 2003

Jean-Luc Chaumeil, auteur prolixe sur le mystère de Rennes-le-Château, a rédigé 5 numéros spéciaux dans la revue "Charivari", des livres :  "Le Triangle d'Or", "Le Trésor des Templiers", etc.

 

__________________________________________________________________________

 

Troisième et dernière partie de l'interview consacrée à ses relations avec Philippe de Cherisey, Gino Sandri et André Douzet.  Il évoque également son prochain livre.

__________________________________________________________________________

 

  Gazette de Rennes-le-Château :  Philippe de Cherisey occupait une place particulière dans le trio.  Quel fut son rôle ?

  Jean-Luc Chaumeil :  Après Porthos, nous voici avec Aramis, le Marquis Philippe de Cherisey, gentleman-acteur, grand buveur devant l'éternel, Chevalier de la table ronde, membre des Cincinnati  dont le testament figure dans le fameux "Pierre et Papier" que nous publierons dans notre prochain livre, vingt ans après sa mort, selon ses désirs…  J'avoue que j'ai versé plus d'une larme en août 1985, lui qui avait trouvé le secret de la Mort grâce à son épée Excalibur.  C'est d'ailleurs à lui que ce livre est dédié comme à Daniel Réju et Moreau de Valdan, le grand druide de la confrérie ligure.  Philippe était un homme très élégant, soigneux de sa personne, grand érudit et une fine lame dans la polémique.

  Mais il avait une tendance à trop en faire, emporté par sa passion et sa verve gargantuesque. C'est ainsi que j'appris dans une de ses lettres que j'avais découvert le secret dans la vallée des croix ou de Rennes-les Bains.  Il appelait Plantard, Basile, le grec roi et il avait fouillé avec lui à Gisors, dans les caves de Madame Breton où ils avaient trouvé des tonnes de fiente en guise de trésor des Templiers, puis dans la région de Rennes, notamment à la source de la Madeleine.  Chez ma mère, il devait intervenir dans le cadre du Prieuré de Sion, mais Plantard refusa,  flairant le danger…  Dommage, "L'énigme sacrée" ne serait peut-être pas sortie.  Puis vinrent les premiers jours de janvier 1981.  Cherisey comptait venir à Blois, médusé par l'audace de son maître, mais en vain.  Plantard ne l'avait pas invité et pour cause…, Plantard n'a pas quitté Colombes ce jour-là, la veille comme les jours suivants…  Je l'ai pisté et ma planque, bien qu'inconfortable, a été très efficace…  Pour Cherisey, c'était fini, même si, par la suite, il reçut quelques miettes symboliques dont il ne fut jamais dupe!  Quant à Plantard, vexé des amitiés américaines de Philippe, il n'assista pas à son enterrement!  Plantard, volé et exploité par les Anglais, retourné comme une crêpe après l'affaire Pelat, renonça pour un temps à ses facéties que devaient reprendre quelques personnes bien intentionnées !

 

Pierre Plantard et Philippe de Cherisey

 

  Gazette :  Du trio, seul Gino Sandri est encore vivant.  Dans quelles circonstances l’avez-vous rencontré et quelle fut sa place dans le Prieuré de Sion ?

  Jean-Luc Chaumeil :  Je connais Gino Sandri depuis un bon quart de siècle.  Il n'a pas changé et je le considère comme le Poulidor de l'ésotérisme.

  Dans ma première interview faite sur le site de Jean-Patrick Pourtal,  je disais que je l'avais rencontré comme un simple lecteur qui voulait, à tout prix, rencontrer Pierre Plantard.  Ce fut chose faite lors du tournage du film pour la BBC chez ma mère, dans sa galerie, 10 rue du roi de Sicile.  Etaient présents Henri Lincoln, Michael Baigent, Richard Lee, Roy Davis, le marquis Philippe de Cherisey, Pierre Plantard et sa femme, votre serviteur et son épouse, et Gino Sandri.  Ce dernier, à cette époque, s'intitulait le "secrétaire de Monsieur Canseliet"!  Il ne jurait que par "Fulcanelli ", critiquant Julien Champagne, alors que Robert Amadou et bien d'autres savaient que ce pseudonyme était l’œuvre d'un collège de hauts grades travaillant l'Art Royal.

  Par conséquent, Gino Sandri ment  dès la première phrase qui est capitale.  Quant au reste, il s'agit d'un bla-bla habituel, modelé à la sauce espagnole de Norberto où l'on essaye de recoller des morceaux bien cassés, voir mon livre « La Table d'Isis » .

  Mais il y a plus grave !  Auteur de tracts anonymes avec Plantard et Louis Vazart, calomniant ma personne, encore récemment chez un libraire de Toulon !  Attaquant Fred-Yves Boisset dans une polémique  honteuse, il continue à déverser son fiel et oublie…  Il oublie qu'il fut mon témoin de mariage en 1981!  Comme la cassette audio, lors du tournage chez ma mère!  Alors il essaye d'exister en attendant de prendre une claque définitive, selon le vieux proverbe : "Il vaut mieux prévenir que guérir".

  Enfin, il invente!  "Le Trésor du Triangle d'or» n'a qu'un seul contrat avec Alain Lefeuvre en 1979 et il fut réédité cinq fois, chez Veyrier et Trédaniel avec "Du Premier au Dernier Templier ».  De même, Descadeillas a dû se retourner dans sa tombe quand Plantard and co ont dit que son livre était le fait d'un homme condamné pour abus de confiance en 1953.

Deux autres remarques : 1) La photo de la pierre curieuse fait partie de mon livre et tous ceux qui l'utilisent sans ma permission tombent sous le coup de la loi!

                                         2) La photo de l'abbé Boudet, critiquée en son temps par Ribouldingue et Filochard, m'appartient avec mon coauteur Jacques Rivière.  Décidément, autre temps, autres mœurs!

  Donc du vent, du vol, des mensonges parce que Gino Sandri a perdu en 1982 son premier papa et qu’il ne lui reste que les cendres de son dernier gourou. 

 

Jean-Luc Chaumeil et Pierre Plantard

 

  Gazette :  Vous souhaitez publier un livre en 2005 avec André Douzet.  C’est sous forme de lettre que vous le présentez aux lecteurs de la Gazette.

  Jean-Luc Chaumeil :

Lettre à André Douzet

  Mon cher André,

  Tu as plus d'une longueur d'avance sur tous les sites qui tournent en rond; ils le disent eux-mêmes.

  A cela deux raisons!  Tu as compris le grand rituel de la Queste et tu l'exerces sur les lieux d'une façon magistrale.  Il est certain que passer de Sainte-Croix-en-Jarez par le biais de Béatrice de Roussillon aux seigneurs du Roussillon à travers les âges jusqu'aux découvertes des trois ritous en revenant à Jérusalem sur le Mont-Sion mérite une attention particulière; surtout si, maintenant, Opoul-Périllos fixe, POUR UN TEMPS précis, notre histoire.  Il est bien évident que Saint-Patrick enivre "L'ordre de Galaad" qui s'apparente ainsi au Club du Graal, mais la porte est plusieurs portes : Montsaunès, Bugarach, Salses et toutes celles que tu connais.  Nous voici donc livrés à fixer "l'éternité" d'une capitale disparue "Reda" qui ouvre le royaume de l'Agartha.  Les moyens sont le "Delta", le carré "Sator", la lettre "G".

Pour illustrer notre propos et affiner notre synopsis , je vais prouver sur le plan historique que Reda n'est pas Rennes-le-château!  Dès lors, tu entres en scène avec Opoul, Montsaunès et Bugarach dans un premier temps.  Je repars sur Gisors et les seigneurs de Flavacourt en montrant que la chapelle Sainte-Catherine a été construite en 1522, preuves à l'appui.  Tu me contres avec la Tour de Neaufles et l'histoire de la reine Blanche dont le roi était Nicolas Flamel.

  Je réponds sur la chapelle de la Tour Saint-Jacques avec ses fresques sur les pèlerins d'Emmaüs. Tu enchaînes sur Cabrières et la Diva : développements sur les Martin.

Nous revoilà chez Saunière Béranger et Alfred qui piquent le plan Bigou que je viens d'avoir, qui devient la carte d'Edmond Boudet.  Henri, le frère, se fâche, Gélis aussi, puis Rescanières . Le poison, l'épée et la magie font le reste .

  A Etretat, les présidents se réunissent, puis un commando allemand intervient.  L'aiguille de la bête se casse; les successeurs de Cagliostro tentent de s'emparer du sceau qui est le delta de Sirius; c'est la dérive : 74 morts programmés dans les trente-six rituels de l'arche d'alliance...

  Bugarach 2004, Puivert 2004, Lastours 2004 : delta magique que "L'ordre de Galaad" tente de récupérer en Irlande et dans les grottes de l'ancien domaine des Périllos.  Reconstitué en TEMPLE SOLAIRE, référence à l'ancien lieu Montségur et aux voleurs de feu de 1994, un nouveau drame se prépare car, en terre de Galaad, Sion, caché dans l'Agartha, garde la précieuse pierre de Roerich découverte par l'explorateur français : La Vérendrye en 1744 !

   D'autre part, Polycarpe, à nous deux, devient le héros, défenseur du graal.  Dans ses annales d'Avignon et dans sa liste des évêques de Sion comme dans l'explication de la formule de Constantin qui est le sceau de Sirius, il indique la ville d' AERIA qui n'est autre que AER-REDA OU AGARTHA, clef du royaume des morts qui  était, jadis à Etretat, dans la tour Talbot, puis dans une autre tour construite par Elie Bot.

  Alcor vu par Corbu, faisant tourner les tables avec Plantard, Anne et le marquis qui formèrent le dernier trio de chercheurs de l'invisible avec une égérie, Brigitte Bardot avec qui je dansai, il y a vingt-cinq ans, et qui me passa le virus de l'or des Maures qu'un certain Abderraman faisait garder par sa chèvre d'or.

  A ce stade, je publie "Pierre et Papier" où le marquis prend sa revanche sur le roi faussement perdu, comme je mets sur la table ma quinte d'entretiens Corbu-Plantard.  Je développe sa biographie, surtout quand il était sacristain à la paroisse Saint-Louis d'Antin.  Le roi Basile ne s'effondre pas, mais il est brûlé comme les cathares!!

 Ses successeurs sandrinesques, appartenant à "L'ordre du Graal", petits poucets vampires, essayent de devenir les adeptes noirs en inventant la royauté de la femme moderne.  Ils avaient oublié Roseline de Villeneuve dont les yeux percés par Louis XIV sont encore grands ouverts.

  Moreau de Valdan avait vu juste; il intervient car il t'a passé le flambeau.  Nous revoilà à Lupé, chez la confrérie des loups, des bêtes du Gévaudan, de Venelles, du Babaos de Prats-de-Mollo.  Le dix-sept janvier, les Marlins Bleus sont occis sur un octave calvé; ils viennent de Marles mais ils sont devenus "Marlous".  Ils échappent de peu au sacrifice du Bugarach proposé par les descendants du Temple Solaire.

  Les douze tours, réunies à OPOUL, ressuscitent à Quermanço, près de Figueras le 14 juin 2004 avec un concert d'Albert Blancafort et son Orgue géant de la tramontane animé par le Dieu AER qui vient de Reda.

  Ce jour-là, deux jours après le colloque sur RLC où une nouvelle tuerie se peaufine, le Dieu ancien émerge et redessine la terre de Galaad avec son rebis Durban-Paris.

  Voilà donc une ébauche de plan, grâce à la maquette dont les systèmes inversés n'ont pas échappé à Orcival et à André de Roussillon.  Conjuguant fiction et réalité, nous trouvons ainsi un nouveau genre à trois niveaux car la fin qui n'est qu'un autre début se termine à Notre-Dame-de-Marceille, puis au château des veilleurs, Coustaussa et la découverte d'une société inconnue, la société des Arcadiens. 

  Attends avec un vif émoi ta réaction à cette épure car, évidemment, nous ferons oeuvre prophétique avec deux autres lieux, Taillefer où la fée Mélusine se manifeste et Alet où Nostra Causa fut jadis entendue à la fois par Nicolas Pavillon, l'étendard du Beaucéant, et Nostradamus, le chevalier de Sirius…

 

  Gazette :  Quel sera le titre du livre et ses auteurs? 

  Jean-Luc Chaumeil :  "Opération Delta-Reda-Agartha ou le Passage des Patriarches de Monsieur Madeleine ou...".

  La parution est prévue selon le désir de Philippe de Cherisey en 2005 et aussi celui de l'éditeur Trédaniel.  Les auteurs sont Jean-Luc Chaumeil, André Douzet, Daniel Réju, Moreau de Valdan et Philippe de Cherisey; nos trois derniers amis ayant rejoint la grande lumière de l'autre Monde.

 

Jean-Luc Chaumeil

 

  Gazette :  Quel serait votre dernier conseil pour appréhender l’histoire de Renne-le-Château? 

  Jean-Luc Chaumeil :  En ce qui concerne les lieux, on ne peut comprendre l'histoire de Rennes sans avoir épluché les dessous de l'affaire de Gisors comme l'intrigue concernant la découverte des rouleaux de la Mer Morte et, notamment, du fameux rouleau en cuivre, restauré récemment en France par E.D.F, indiquant les cachettes du Trésor du roi Salomon.  Naturellement ces différentes enquêtes sont dans le livre!

 

  Avis de la rédaction :  Le verbe haut et la formule choc, Jean-Luc Chaumeil, tel qu’en lui-même, s’est confié avec passion et sans retenue sur sa jeunesse et ses rencontres multiples.  Nous avons découvert un homme passionné et passionnant, excessif parfois, souvent intransigeant.  Nous n’hésiterons pas à vous tenir au courant de sa production littéraire.

Johan©, 26 janvier 2004

Un forum traite du Prieuré de Sion!

Postez vos commentaires   (3)                        

Première partie  -  Deuxième partie     "Pierre et papier"

 

Avertissement de la rédaction : les propos de Jean-Luc Chaumeil ont été reproduits tels quels à sa demande!  La rédaction de la Gazette ne reprend pas à son compte les allusions à l'encontre de certaines personnes et leur accordera un droit de réponse, à elles ou à leur famille, si elles en font la demande!         

Les questions et commentaires sont de la rédaction.            

Remerciements : la rédaction remercie Jean-Luc Chaumeil pour l'autorisation de publier les photos.  Elle remercie également les webmasters qui lui ont envoyé les illustrations des trois numéros de l'article!