Deuxième Colloque de la Société Périllos 2005
19 novembre 2005
10h : Arrivée des participants dans la salle du presbytère d'Opoul-Périllos. 45 personnes assisteront aux conférences de cette journée.
10h20 : M. le Maire ayant été retenu par des problèmes en Mairie, André Douzet décide, selon son expression, "d'ouvrir les hostilités".
10h30 : La première conférence sera menée par André Douzet qui commencera par la présentation de la Société Périllos et de la famille des seigneurs de Périllos.
Monsieur Cassini et André Douzet -
© Maurice Monnot
- Comment sommes-nous arrivés à Périllos ? Par l'affaire de Rennes le Château. Un prêtre aurait fait fortune grâce à la découverte d'un trésor dans l'église de RLC. Vers sa mort, il commande une maquette à un fondeur de Provence. Cette maquette, lorsqu'on en fait un moulage inversé à l'aide d'un élastomère, ne représente absolument pas les environs de Jérusalem mais, bel et bien, un paysage précis des environs de Périllos. On y trouve pourtant des inscriptions y situant le "tombeau de Joseph d'Arimathie" tout comme le "tombeau de Jésus".
Grâce à des points de repère caractéristiques et l'orientation de cette maquette par rapport au Nord, il est possible de retrouver ces endroits sur le terrain.
- Travaux de la SP cette année
- Cartes de Cassini (son dernier représentant est présent dans la salle) !
- "Périllous".
- Maquette originale "Etat primitif" :
Jardins de Getsémani, Golgotha, Calvaire, Citerne.
- Gravures "clés" dans les ruines de Périllos.
- Plaque de tôle gravée ("P" ? "X" ?) à proximité d'une galerie démarrant dans le sous-sol du château (donjon).
- Eglise de Périllos.
- Falaises. Ruines de la Mourtre . Ancien chemin en direction du Roudoune (Roc Redon = énorme champignon rocheux, un de nos points de repère sur la maquette). Il comporte une ancienne citerne naturelle en haut qui fut comblée au XIXème siècle par la municipalité pour éviter tout risque d'accident. Ces ruines ont l'apparence d'une bergerie. composée de murs d'1m80 d'épaisseur !
- Périllos appartenait au royaume de Catalogne avant d'être cédé au royaume de France. Opoul semblait protéger Périllos. "Mourtre" ? Mort ? Histoire du chasseur. Mourtre signifierait-il autre chose ?
10h50 : Arrivée de M. le Maire d'Opoul !
Jean -François Carrère, Maire d'Opoul -
© Maurice Monnot
- Village de Périllos : très petit, pauvre et avec très peu d'habitants. Oratoires et calvaires disparus.
- L'église de Périllos : elle est orientée E-O comme toutes les églises. Son Saint patron est Saint Michel Archange. Elle était auparavant chapelle castrale (des seigneurs) et orientée N-S . On y trouve également Sainte Barbe, patronne des mineurs et de ceux qui vont affronter le feu. Officiellement, il n'y a pas de mines à Périllos. Nous avons cependant trouvé aux Archives départementales un document ancien donnant l'emplacement de toutes les mines (6 ou 7) ainsi qu'un document envoyé au Préfet et concernant l'exploitation des mines de Périllos. Périllos a donc bien un passé minier. Le chapelle Sainte Barbe elle aussi est orientée N-S alors qu'on avait ici toute la place voulue pour l'orienter E-O.
- Autre secteur : le Val Oriolle. On y a construit la chapelle Sainte Thérèse pour que les exploitants puissent aller à la messe sans être obligés d'aller jusqu'à Périllos. Elle est également orientée N-S .
Les 3 seules chapelles construites par les Périllos étaient orientés N-S ! Pourquoi ? Y avait-il un culte particulier ? C'est la polaire qui donne le Nord.
- Alignements sur le terrain : 5 points sur une même ligne : le mont des oliviers (où il n'y a qu'un radar météo et aucun olivier), Ste Barbe, St Michel, Ste Thérèse et le couvent Ste Cécile.
- Durban : son seigneur est opposé à celui de Périllos. Ils deviennent propriétaires de Périllos (donc comtes) lors du rattachement du Roussillon à la France. L'église de Durban récupère alors celle de Périllos et ses archives.
- Dans l'histoire de RLC, on retrouve 4 prêtres passés par Durban :
*L'abbé Gélis prêtre à Coustaussa, assassiné dans d'atroces circonstances. Il a été curé à Durban.
*L'abbé Boudet, historien notoire, archéologue, il se "ridiculise" soudain avec son livre prétendant faire remonter l'origine de toutes les langues à l'anglais moderne. Il a été curé à Durban.
*L'abbé Saunière va souvent à Durban. chez des amis où il mange bien. ? Il digérait régulièrement en un lieu d'où l'on voit le mont des oliviers de Périllos. Les archives de Durban (époque Gélis et Boudet) ont disparu . On (la SP) les a retrouvées dans une famille. chez qui allait Bérenger Saunière.
*L'abbé Bigou (RLC) prêtre réfractaire. Malgré les risques encourus, il est passé par Durban et Périllos pour se rendre en Espagne. Il était le confesseur de la dame d'Hautpoul (Opoul - Hautpoul.).
- Enfin, le document du Notaire Courtade parle d'un tombeau royal et sacré sur les terres des seigneurs de Périllos.
De 12h15 à 14h50 aura lieu le repas au café "Catalan" d'Opoul.
Le déjeuner d'Opoul - © Maurice Monnot
A 14h50, c'est Stéphane Chalandon qui reprend le cycle des conférences avec une étude très savante sur "L'ésotérisme du Graal". Débutant par Platon (enseignement exotérique et ésotérique), il nous présentera ensuite le Graal au travers de René Guénon, Lucifer (l'émeraude tombée de son front - le 3ème oil), Adam, Seth, Joseph d'Arimathie (qui donne naissance à une lignée de Rois Pêcheurs), Galaad, Julius Evola ("chevaucher le tigre", "Mystère du Graal"), Jason et les argonautes, Hercule et Prométhée, Chrétien de Troyes dans "Perceval" pour arriver finalement à l'Anhenerbe de sinistre mémoire (Himmler - Otto Rahn). Il aurait fallu plusieurs heures à Stéphane Chalandon pour exposer toute la richesse de ses recherches.
A 15h50, nous notons l'arrivée de Pierre Jarnac, écrivain bien connu pour ses études sur Rennes-le-Château.
Pierre Jarnac - © Jean Brunelin
16h à 16h10 : une légère pause permet à l'assistance de souffler.
16h10 : Filip Coppens nous parle du Culte des Tombeaux
- Tombeau sacré d'Arles-sur-Tech
- "Et in Arcadia Ego" de Nicolas Poussin. Identification des bergers avec des constellations.
- Tombeau des Pontils
- Tombeaux de la maquette
- San Juan de la Pena : tombeaux des rois d'Aragon.
- Gizeh
- Vers un autre monde : Egypte, Irlande (St Patrick), Périllos (Vallée des morts, Egypte - Grèce - Périllos, Montagne sacrée - plateau sacré - source sacrée, Opoul - Acropole. Les sites de la région de Périllos "pourraient" représenter les étoiles de la Grande Ourse.
Filip Coppens - © Maurice Monnot
17h à 17h30 : Pause.
17h30 : André Douzet (enregistré par Pierre Jarnac) nous présente "Quelques Ramon de Périllos étonnants" : Ramon de Périllos y Roccaful, Grand Maître de l'Ordre de Malte. Toutes les pierres tombales des GM de l'Ordre de Malte se trouvent à St Jean de la Valette, sauf celle de Ramon de Périllos. On ne trouve pour lui qu'un mausolée. Il est donc enseveli ailleurs. Les Ramon de Périllos ont toujours été conseillers des Papes et des Rois, de France comme de Catalogne. Le Pape Pedro de Luna sera suivi dans sa fuite par Ramon de Périllos.
- Mary Reid, notre amie irlandaise qui devait nous fournir de précieux documents, est morte tragiquement le mercredi 29 janvier 2003. Elle se serait noyée en allant promener ses chiens sur une plage. C'est ce qu'en a dit l'enquête du coroner. Une autopsie devait prouver, quelques temps plus tard, qu'elle n'avait pas une goutte d'eau dans les poumons. Elle venait de faire une importante découverte sur le purgatoire de Saint Patrick.
Deux statues, propres à la Sanch, ont été retrouvées sur le secteur de Périllos.
Grande relique.
Lutte contre le babaos.
A 18h, c'est Jean Brunelin et "Guy", deux des premiers chercheurs de RLC, qui nous racontent leurs souvenirs "des temps anciens" (enregistrés et photographiés par Pierre Jarnac) !
Jean Brunelin - © Jean Brunelin
Jean Brunelin est arrivé
à RLC grâce au livre "Trésors du monde" de Robert Charroux et, plus particulièrement, le chapitre "100 milliards dans une tombe" qui parlait pour la première fois du trésor de RLC.
Aux environs de 1967, Jean Brunelin s'y rend. Il connaît Marius Fatin (mort en 69) grâce à son beau-père.
"Guy" nous parle de Pierrot Alquier, ouvrier du cimetière tombé dans un souterrain où "3 hommes à cheval pouvaient se tenir". Il continuera de travailler pendant 3 semaines, puis démissionnera et achètera un bar avec ce qu'il avait trouvé (il avait rempli sa berette - béret NDLR - de pièces d'or).
Jean Brunelin met un point final aux interprétations des méridiens : le méridien de St Sulpice se trouve à environ 200 m à l'Est de celui de Paris (le méridien zéro).
En fin de soirée, Pierre Jarnac accepte, apparemment, de venir comme conférencier pour nos prochaines rencontres.
19h : Nous quittons le presbytère. Dîner au "Catalan", puis retour pour assister à la projection du DVD de Tellus Film : "Le mythe du Graal" avec André Douzet.
Le lendemain, dimanche 20 novembre 2005, 35 personnes seront encore sur le terrain : Eglise Saint Michel de Périllos, grotte de la Caune, Roc Redon et la Mourtre.
Nous nous quittons vers 17 heures.
© Maurice Monnot, 26 novembre 2005
Jean Brunelin a envoyé à la rédaction un billet d'humeur :
"Le samedi a été consacré aux conférences (seul le troisième interlocuteur qui devait parler de Salvador DALI n'est pas venu - NDLR Michel Erasmy).
Grotte de la Caune d'Opoul -
© Jean Brunelin
CHALANDON a parlé de la symbolique du graal, COPPENS a développé une causerie sur le culte de la mort, BRUNELIN a montré 70 photographies des années 60/70 et a fait une petite causerie sur le méridien de Paris et la rose ligne, Guy GENTIL, chercheur du début des années 60, a animé avec BRUNELIN une discussion sur les premiers chercheurs et les premières fouilles à RLC qui a fortement intéressé Pierre JARNAC qui a participé à la discussion.
Le lendemain, le temps était au beau et la visite du site de PERILLOS a été très agréable, le point d'orgue a été la descente dans la grotte de la Caune.
© Jean Brunelin, 26 novembre 2005