Codex Bezae
De son implicaSion
dans l'affaire de Rennes-le-Château
(Première partie)
Préambule :
Pendant longtemps, les parchemins retrouvés par Bérenger Saunière, dans le pilier wisigoth de l'autel primitif de l'église de Rennes-le-Château, sont restés un mystère. Rangés, par de nombreux chercheurs, dans la catégorie des canulars ou des arcanes de l'étrange, il était très difficile d'avoir une opinion objective sur ces documents controversés. Mais une découverte extraordinaire récente à changer la donne. L'affaire de Rennes-le-Château est arrivée à un tournant décisif de son histoire.
Un manuscrit religieux antique conservé dans la bibliothèque de l'université de Cambridge nous a apporté enfin la solution, en cette année 2005, et a fini par faire taire tous les détracteurs des parchemins cryptés. Ce manuscrit ancien, le Codex BEZAE, a été révélé au monde par un universitaire allemand. Bien que ce dernier n'assume pas sa découverte, croyant encore à une supercherie, il nous a permis néanmoins de percer des secrets millénaires prodigieux. Mêmes si quelques chercheurs jouent encore les autruches, nul ne peut plus ignorer les preuves éclatantes Révélées dans le Codex Bezae Cantabrigiensis. (mardi 18 octobre 2005)
Première partie :
Depuis quelques semaines, un document fracassant a fait son entrée dans le dossier Rennes-le-Château. Wieland Willker, de l'université de Brême en Allemagne, s'étant penché sur le « problème » Da Vinci Code, a finalement découvert l'origine du texte de St Luc qui compose le petit parchemin soi-disant découvert par Bérenger Saunière entre 1891 et 1892 dans le pilier wisigoth soutenant le vieil autel de l'église. L'extrait de l'évangile de St-Luc dont serait issu le fameux parchemin proviendrait du CODEX BEZAE selon W. Willker. Nous n'avons pas de raison d'en douter. La démonstration qu'il en fait sur son site Internet [1] est suffisamment explicite.

Rappelons rapidement le message du petit parchemin qu'aurait crypté l'abbé Antoine Bigou en 1781 :
« A Dagobert II et à Sion est ce trésor et il est la mort ».
Le codage simpliste en lettres surélevées, introduit dans le petit parchemin, démontrerait la supercherie de Pierre Plantard et de Philippe De Cherisey. D'ailleurs ce dernier prétendait en être l'auteur, renvoyant Antoine Bigou et Bérenger Saunière à la cure de Rennes-le-Château. Mais peut-on être sûr à 100% de ces déclarations?
De la source d'une preuve : 
La vérité paraîtrait évidente maintenant que l'on sait d'où provient le texte des évangiles ayant servi à élaborer le codage. Le CODEX BEZAE, évangiles écrit par Théodore de BEZE en 1565, nous ouvre enfin les yeux sur la façon d'opérer. D'autres éditions anglaises [2] furent publiées entre 1793 et 1899.
W. Willker a puisé son extrait de l'original du CODEX BEZAE gardé dans les fonds d'archives de l'université de Cambridge. Sur son site Internet , il expose le texte brut latin comportant une césure bien curieuse . Une telle anomalie éveille l'attention. Si le document présenté par W. Willker est bien l'original du codex de l'université de Cambridge, toutes les éditions qui ont été publiées depuis 1864 doivent être marquées de ce CROCHET énigmatique . Nous pourrions croire à un marquage intentionnel de W. Willker pour nous permettre de repérer plus facilement le commencement du petit parchemin. Or il n'en est rien. Ce crochet marquant le commencement du 6ème chapitre de l'Evangile de Luc est également visible dans la 4ème édition du livre de Frederick George Kenyon « Our Bible & the Ancient Manuscripts » publiée en 1939 . La première édition [3] de cet ouvrage date de 1895. Nous en donnons pour preuve un extrait ci-dessous trouvé sur le réseau.
"Our Bible & the Ancient Manuscripts" par Frederick Kenyon
(1895 - 4th Ed. 1939) P.144 & Planche XIX.

Codex Bezae Cantabrigiensis (1864 ou 1899??)
Vous remarquerez la similitude entre le document de W. Willker et celui du site dédié à l'ouvre de cet auteur [4]. Le CROCHET de séparation écrit sur la première ligne est strictement identique sur les deux documents. D'autant plus que l'emplacement de la césure est exactement la même, juste avant le « ETFACTUM ». Il y a encore une bizarrerie de taille sur la page en latin : elle est marquée d'un 186; un chiffre évoquant cette fois le grand parchemin (ci-dessous), PAX 681. Ces détails peuvent être insignifiants mais ne sont pas des coïncidences.
Décryptage du grand parchemin réalisé par Franck Marie en 1978
"RLC, étude critique"
BERGERE PAS DE TENTATION
QUE POUSSIN TENIERS GARDENT LA CLEF
PAXDCLXXXI (681)
PAR LA CROIX ET CE CHEVAL DE DIEU
J'ACHEVE CE DAEMON DE GARDIEN
A MIDI POMMES BLEUES |
Qu'est-ce que cela signifie ?
Qui a fait ce crochet sur une page 186 à l'endroit précis où débute le petit parchemin ?
Il n'y a aucune critique à émettre contre l'analyse de W. Willker, si ce n'est sur ses conclusions. Il est pourtant très étrange qu'un universitaire voulant faire la lumière sur ce parchemin ne se soit pas intéressé à la question du crochet et du 186, alors qu'il mentionne le livre de Kenyon dans ses liens bibliographiques [5] .

La version imprimée dans le « Dictionnaire de la Bible » de 1895 du prêtre de Saint-Sulpice F. Vigouroux et dévoilée par J.L. Chaumeil présente les mêmes anomalies. L'édition de 1895 que nous avons à notre disposition, comporte effectivement les deux planches de texte grec et latin (ci-dessous) avec ces curiosités identiques.
En fait, tous les ouvrages traitant du Codex Bezae que nous avons pu consulter ont des extraits de textes similaires. Pourquoi ? L'université de Cambridge n'avait-elle pas d'autres feuillets archivés à éditer ?
En définitive, la découverte de W. Willker soulève plus de questions qu'elle n'apporte de réponses. Comment regarder le petit parchemin comme un simple canular alors que tant de détails singuliers nous démontrent le contraire ?
Il ne suffit plus simplement d'analyser les quelques versets de l'évangile de St Luc du parchemin pour juger clairement de son bien fondé. Il faut analyser la page de texte latin et sa copie en grec adjacente. En observant scrupuleusement les deux versions (grecque et latine) de la page 186, force est de constater que le texte de Luc fut écrit en 33 lignes (VIème siècle) et choisi par l'auteur du parchemin (fin XIXème siècle) dans un but précis. Les pages précédentes ou suivantes, si elles comportent certaines annotations (crochets ou autres), n'ont rien en commun avec celles de la page 186.
Outre ces anomalies, sur la version grecque, nous avons relevé les 3 lettres décalées sur la gauche :
Ligne 9 : A
Ligne 21 : K - auquel nous ajouterons le A suivant
Ligne 30 : E - auquel nous ajouterons le I suivant
Sur la version latine nous avons également isolé les 3 lettres décalées sur la gauche :
Ligne 9 : R
Ligne 21 : E
Ligne 30 : D
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Codex Bezae Cantabrigiensis,
évangile grec - Luc V,38 - VI, 9 |
Codex Bezae Cantabrigiensis,
évangile latin - Luc V, 38 - VI ,9, p.186 |
Il est à noter qu'il reste assez de lettres dans les quatre dernières lignes du texte latin pour écrire - IS BLES (Redis blés). Néanmoins, l'ensemble des premières lettres décalées est de loin le plus intéressant car nous y avons décelé une anagramme, clef révélatrice, nous invitant non seulement en ARKAEDIE (ARCADIE), mais aussi ouvrant une porte vers l'ARKAE DEI (ARCAE DEI) qui se traduit par l'ARCHE de DIEU dans l'Ancien Testament : l'ARCHE d'ALLIANCE, n'ayant rien de commun avec le trésor des Wisigoths d'Alaric. Le même exercice adapté aux autres pages n'a absolument rien donné.
Le voile du mystère des "Bergers d'Arcadie" de Nicolas POUSSIN, artiste dans le Secret des dieux, se soulèverait-il ?
De l'origine du Codex Bezae :

Extrait du Codex Claromontanus (latin)
(Cabinet des manuscrits, L. Delisle)
Le CODEX BEZAE est un de ces manuscrits (du Vème ou VIème ) de référence traitant de la vie du Christ. Autrement dit, le nouveau testament a été écrit à partir de ce type de documents.
Théodore de BEZE, un calviniste, étudia le manuscrit au XVIème siècle. Il lui laissera son nom. Henri Estienne IIème du nom [6] avait communiqué à Th. de BEZE les collations de documents qu'il avait préparées pour son père, Robert Estienne, en y ajoutant les variantes de dix manuscrits nouveaux et des principales éditions antérieures. Parmi ces documents, Th. De Bèze avait reçu des manuscrits grecs/latins du IV-VIème siècle, ne contenant que les Évangiles, et une partie des Actes des Apôtres [7] , matériel propre au Codex Bezae. Il eut également en sa possession le CODEX CLAROMONTANUS rédigé en Grèce au Vème ou VIème et retrouvé à Clermont (60 - d'où son nom). Ce manuscrit, conservé par la BNF, contient sur le recto le texte latin et sur le verso le texte grec des Epîtres de St Paul en lettres onciales. Comme l'indique Léopold Delisle [8], dans son « Cabinet des manuscrits de la bibliothèque impériale », le document serait sorti de l'église Saint-Irénée de Lyon; Vigouroux précise la date de 1562. En 1565, Th. Bèze publia ses travaux sur le nouveau testament.
En fait, il semble avéré que le Codex Claromontanus soit la matrice [9] du CODEX BEZAE. Il suffit de comparer la calligraphie pour s'en rendre compte; le format est le même. F. Vigouroux confirme qu'autrefois le manuscrit de 534 pages renfermait les épîtres catholiques. Il fut divisé en deux, on ne sait pourquoi, vers 1550. Un auteur du nom de Tischendorf [10] publia le texte du Codex Claramontanus (Epîtres de St Paul) en 1852.
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Extrait du Codex Bezae (grec) |
Extrait du Codex Claromontanus (grec) |
Henri Estienne II fournit donc Th. De Bèze en document. Au cours de notre enquête tournant autour de la piste Normande, Gaillon et de Maurice Leblanc, nous nous sommes intéressés de très près à cette célèbre famille de typographes. Les Estienne, travaillèrent, pour certains, dans les imprimeries du Château de Gaillon et surtout Henri Estienne III sous le ministère de Msg de Harlay I, archevêque de Rouen, vers 1640. Henri Estienne II était son père ou son grand-père. Aurait-il pu collecter une partie des informations pour Th. De Bèze dans la bibliothèque du Château de Gaillon vers 1550 ? A cette époque, le locataire des lieux n'est autre que Msg Charles Ier de Bourbon, à la fois archevêque de Rouen et évêque de Carcassonne, père présomptif de Nicolas Poulain (le prisonnier de Gisors) et futur Charles X - couronné Roi de la Ligue en 1589 dans le parc CLEF du Lydieu, au Château de Gaillon.
Dans les trois inventaires de la bibliothèque établis de 1506 à 1550 et édités en 1850 par Achille Deville dans ses « Comptes de Dépenses pour le château de Gaillon » [11], nous avons relevé la présence d'un manuscrit sur parchemin garni de velours teint en graine titré « Epîtres de St Pol ». Il est relevé aussi par L. Delisle [12]. Peut-il être la partie des Epitres de Saint-Paul du Codex Claromontanus, matrice du Codex Bezae ? C'est fort probable car, d'une part, ce manuscrit n'a pas été écrit par les copistes de Georges d'Amboise travaillant au Château jusqu'en 1503; il fut donc apporté par un tiers à Gaillon, et, d'autre part, L. Delisle nous apprend que la riche bibliothèque gaillonnaise des archevêques de Rouen fut dépouillée de ses plus belles ouvres dès 1550. Au XVIIème et au XVIIIème, la dilapidation se poursuivit et de nombreuses pièces furent détournées vers les bibliothèques du Louvre d'Henri IV, de Gaston duc d'Orléans, du Cardinal de Mazarin, du Chancelier Séguier ou de NICOLAS FOUQUET [13], mécène de Nicolas Poussin entre autre.
Bien qu'hypothétique sans être invraisemblable, le cheminement du Codex Claromontanus commencerait à Clermont au VIème siècle (ou au début du XVIème ), se poursuivrait par l'église Saint-Irénée de Lyon où il fut divisé en deux, puis la partie Epitres serait passée par la bibliothèque du château de Gaillon vers 1507, avant d'être « emprunté » par Henri Estienne II entre 1550 et 1560 pour le compte de Th. De Bèze. Pour finir, les Epitres de St Paul auraient garni les rayons d'une bibliothèque privée et seraient rentrés définitivement à la Bibliothèque Nationale à la fin du XIXème siècle et les Evangiles / Actes des Apôtres auraient été donnés à l'université de Cambridge; un parcours logique.
De vrais faux documents :
Il est clair que l'auteur du petit parchemin n'est pas l'abbé Bigou. A moins de détenir le véritable Codex Bezae en 1781, le chapelain de Marie de Nègre d'Ables ne pouvait avoir en main un document qui ne serait édité pour la première fois qu'en 1793. A cette époque, il s'était exilé en Espagne. Il n'est pas plus l'auteur du grand manuscrit. A. Bigou ne put donc pas cacher les deux parchemins codés dans un pilier wisigoth de l'église de Rennes-le-Château. D'autres éléments de preuves apparaîtront bientôt à ce sujet.
La source du grand manuscrit n'a pas encore été découverte. W. Willker va un peu vite en besogne en affirmant que la Vulgate en serait une de ses bases. Si le petit parchemin est peut-être une création fantaisiste de Philippe de Cherisey, les anomalies du crochet, du 186 et des lettres décalées posent de nombreuses questions : quand ce crochet fut-il apposé sur la page 186 du codex de Cambridge ? Qui l'a fait et pourquoi ? Pourquoi décaler des lettres ?
Ces particularités soulignées dans le vrai Codex Bezae datent au moins de 1891-1895 au plus tard, tandis que les lettres décalées sont d'origine, datant au moins du Vème ou VIème siècle. Quant à savoir qui a "maquillé" le Codex Bezae, cela reste une énigme et mérite une enquête approfondie. F. Vigouroux répond à quelques interrogations, mais cela ne résout pas tout. Par exemple, il explique que les lettres poussées en marge sont des marquages de début de paragraphe. Or, sur certaines pages, de la copie du Codex Bezae Cantabrigiensis que nous avons obtenue, les lettres de la version grecque ne sont absolument pas décalées par rapport aux lettres de la page latine (voir 2ème partie). C'est pourquoi, jusqu'à preuve du contraire, nous optons pour la thèse des vrais/faux documents. La seule fable à mettre au crédit de P. de Cherisey est la découverte des parchemins dans le pilier wisigoth en 1891. Les parchemins pourraient très bien avoir été écrits par Bérenger Saunière ou Henri Boudet et pourquoi pas Antoine Gélis vers 1895. Ces trois curés là avaient vraiment tous les outils sous la main pour camoufler le Secret - d'une Arche de Dieu - à l'abri de la convoitise. Tous les ouvrages mentionnés en français ou de langue anglaise (sauf le Kipling [14], 1793) étaient (et sont toujours) disponibles à la BNF, s'ils ne pouvaient les avoir dans leur bibliothèque.
© Thierry Garnier – 11 juillet 2005 - Toutes reproductions totales ou partielles interdites sans autorisation de l'auteur.
www.lemecuredegaillon.net
Lire la deuxième partie
Mises à jour :
- le 17 Juillet 2005 - Remerciements à Béa, Jérome Landgräfe, la S.P, Isaac Ben Jacob et Jean de Niort pour leurs contributions.
- le 22 Juillet 2005 - 2ème partie, la Clef du Grand Manuscrit, PAX 681.
- le 18 octobre 2005 - Préambule.
Sources et liens :
En savoir plus sur les parchemins et B. Saunière :
Rennes Discovery - Alan Scott.
Le Portail de Rennes-le-Chateau - Johan Netchacovitch
La Société Perillos - André Douzet
Rennes-le-Château - Jean Claude Debrou
Le fabuleux trésor de l'Abbé Saunière - Stéphanie Buttegeg
[1] Cf. Wieland Willker : http://www-user.uni-bremen.de/~wie/Rennes/
[2] Bezae codex cantabrigiensis, being an exact copy, in ordinary type of the celebrated uncial Graeco-Latin manuscript of the four Gospels and Acts of the apostles written early in the Sixth century, and presented to the University of Cambridge by Theodore Beza, A.D. 1581. Edited with a critical introduction, annotations and fac-similes par Frederick H. Scrivener. Cambridge Deighton, Bell and C°, 1864 et Codex Bezae Cantabrigiensis, quattuor Evangelia et Actus Apostolorum complectus graece et latine, sumptibus Academiae phototypia repraesentatus - Cantabrigiae, 1899.
[3] A la BNF: “Our Bible and the ancient manuscripts” being a history of the text and its translations, by Frederic G. Kenyon, Ed. Eyre and Spottiswoode, London, 1896.
[4] http://www.katapi.org.uk/BibleMSS/VII.htm . A toutes fins utiles, j’ai sauvegardé la page si celle-ci devait un jour disparaître du réseau.
[5] http://www-user.uni-bremen.de/~wie/bibel.html
[6] Henri Estienne, IIIème du nom, dirigea l’imprimerie installée au château de Gaillon par François de Harlay vers 1635. Voir annexe 2 et « Mémoires des deux cités » T1, p.38.
[7] Initiation à la critique textuelle du Nouveau Testament, Léon Varanay, Ed. du Cerf, 1986, p.193.
[8] Cabinet des manuscrits de la bibliothèque impériale, L. Delisle, Vol.3-1881, p.201.
[9] http://www.bible-researcher.com/codex-d2.html
[10] Codex Claromontanus, sive Epistulae Pauli omnes, graece et latine, ex codice parisiensi... nomine Claromontani plerumque dicto, sexti... post Christum saeculi, Konstantin von Tischendorf, Ed. Lipsiae, 1852.
[11] Comptes de Dépenses pour la construction du château de Gaillon, A. Deville, Imp. Nationale, 1850.
[12] Op.Cit, L.Delisle, Vol.1, p.246.
[13] Op.Cit, L. Delisle, Vol.1, p.258 et 270.
[14] Bible, Greek & Latin. Codex Theodori Bezae Cantabrigensis, edited by Thomas Kipling, 2 vol, Cambridge, 1793. http://www.bible-researcher.com/codex-d1.html