
En cette fin d'année 2005, la rédaction de la Gazette de Rennes-le-Château s'est rendue dans les environs de la colline mystérieuse !
Le cimetière de Luc-sur-Aude abrite le caveau d'Elie Bot, maçon qui réalisa les nombreux travaux de Bérenger Saunière. Exerçant également la profession de limonadier, il décora son caveau en s'inspirant de l'église de Rennes-le-Château... Même autel décoré de deux tours, même voûte constellée d'étoiles, mêmes murs fleurdelisés, mêmes initiales mises en évidence! Mimétisme ou secrets communs ?
L'orientation du caveau nous apporte cependant une précision : il fait face à Rennes-le-Château !
Cliquez sur les photos pour les agrandir !
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Elie Bot |
Plaque |
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Mur |
Initiales |
Vue sur RLC |
Pierre Jarnac évoque la personne d'Elie Bot dans l' "Histoire du Trésor de Rennes-le-Château". Il a autorisé la Gazette de Rennes-le-Château à reproduire les extraits ci-dessous !
Né en 1861 et décédé le 15 mars 1947, Elie Bot a noué d'étranges relations avec Bérenger Saunière.
L'abbé le sollicite très vite puisqu'il entre en fonction à Rennes-le-Château le 1er juin 1885 : "Dans l'un des deux derniers mois de l'année 1886, Saunière put s'attacher le concours d'un homme qui connaissait la maçonnerie, Elie Bot, limonadier à Luc-sur-Aude, qu'il parvint à convaincre de consacrer ses samedis après-midi et ses dimanches à la réfection de l'église." (p.138)
Que n'a-t-on glosé sur les parchemins. A leur propos, l'entrepreneur dit que ces documents "restèrent à peu près illisibles et qu'en tout cas, ils ne se rapportaient pas à de l'argent", c'est-à-dire à un trésor caché. (p.140)
Elie Bot fut donc un témoin privilégié des découvertes de son employeur et cautionne par son témoignage certaines théories non trésoraires !
"Quelques temps plus tard, toujours aidé par Elie Bot et son petit commis, et par quelques autres personnes, dont une soeur de lait de Marie Dénarnaud (madame Talamas), Saunière débarrassa l'emplacement du maître-autel. En creusant l'endroit, les pelles heurtèrent des briques qui, en se déplaçant, laissèrent apparaître une cache dans laquelle les témoins distinguèrent très nettement "une oule remplie d'objets brillants". (p.142)
"Parfois, pourtant, ses invités, pour qui il tenait table ouverte, se surprenaient à l'interroger. Ainsi son confrère de Campagne-sur-Aude, Antoine Beaux, lui dit un jour, sous la forme de boutade : "Mon cher, à vous voir mener si grand train, on croirait que vous avez trouvé un trésor". L'hôte marqua alors une pause, puis se mit à parler en langue d'oc : "Me l'an donat, l'ai panat, l'ai parat é bé lo teni". - Ils me l'ont donné, je l'ai pris, je l'ai apprêté; eh bien, je le tiens bien.
L'ai parat : je l'ai apprêté...
On avait remarqué que Saunière s'absentait quelques fois et pendant plusieurs jours consécutifs. Elie Bot, un limonadier de Luc-sur-Aude, dont il avait fait son intendant pour l'aider à choisir ses fournisseurs, lors de ses travaux de construction, avait remarqué ques ses absences coïncidaient prsque toujours avec un manque d'argent qu'il lui arrivait d'exprimer à haute voix.
Ainsi, raconte Bot, "quelquefois, en se mettant à table, il lui arrivait de s'exclamer en patois : "Je n'ai plus le sou, il faut que j'aille en chercher !"
"Mais cette confidence faite à son entourage devait rester secrète pour ses relations. Aussi, pour s'éviter des explications embarrassantes, Saunière mit au point, avec la complicité de Marie, un système de lettres types qu'elle adressait, lors de son absence, à ceux qui écrivaient au curé de Rennes."
(p.191)
Les carnets de compte de l'abbé nous donnent des indications sur les relations commerciales des deux hommes.
En 1901 , Saunière verse 2300 francs à Bot, c'est-à-dire deux fois son salaire de prêtre !
En 1902,
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