La Fontaine Salée lieu de conférence
Ce samedi 2 juillet 2005, l'association "Les Amis de la Sals" inaugurait son nouveau cycle de conférences dans le magnifique cadre rénové du "Domaine de la Sals" à Sougraigne à la Fontaine Salée.
L'éminent président du C.E.R.T. (Centre d'Etudes et de Recherches Templières), Georges Kiess, érudit spécialisé dans le domaine templier, présentait
"Les Templiers dans la Haute-Vallée".
Georges Kiess
La présidente de l'association, Sigrid Scherf, nous en donne le résumé : "La causerie sur les Templiers du samedi 2.07 s'est bien déroulée. Une trentaine de personnes ont découvert le nouveau lieu des causeries et les confirmations sont déjà nombreuses pour les prochaines. Le soleil était au rendez-vous. George Kiess a brillé comme d'habitude par son humour particulier et ses commentaires sur la situation politique et les conséquences sur les recherches templières. Il a également stigmatisé la destruction perpétuelle des lieux par une politique orientée uniquement sur le développement du tourisme et des infrastructures ! Des membres du bureau de "Terre de Rhedae" étaient également présents. Nous remercions George Kiess et, pour ceux qui n'ont pu venir et... les autres, nous l'accueillons une deuxième fois le samedi 6 août."
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On rencontre des gens |
De la lecture au soleil! |
On échange |
Les secrets de Jean-Luc Robin
L'émission de radio de ce vendredi 8 juillet, "Plus près des étoiles" de Jean-Claude Carton, accueillait Jean-Luc Robin, auteur, propriétaire de "La Table de l'abbé" à Rennes-le-Château, ancien gérant du domaine de l'abbé et passionné par l'affaire.
Il présentait son livre,
"Rennes-le-Château, le Secret de Saunière".
Il évoqua d'abord son préfacier, Henry Lincoln, un ami chaleureux, resté attaché à RLC, et qui n'a pas changé malgré le succès de "L'Enigme sacrée".
Jean-Luc Robin
Né en 1949, habitant Carcassonne, Jean-Luc Robin a découvert RLC dès l'âge de 7 ans et en est tombé amoureux! Il évoqua ce lieu "où souffle l'esprit", la beauté du paysage et la vue sur 24 villages depuis la tour Magdala.
Dans les années 90, il a géré le domaine de l'abbé Saunière et accueilli plus de 10000 visiteurs par an. Avec Claire Corbu et Antoine Captier, il a créé le musée et en a assuré la visite guidée. Il habita la propriété et s'imprégna des lieux, essayant de se mettre à la place de l'abbé et de fonctionner intuitivement.
Il développa longuement le personnage central, Bérenger Saunière, taxé d'humoriste et d'érudit. Jean-Luc Robin est certain que l'abbé cherche à délivrer un message tant les signes sont nombreux dans le domaine et l'église. Il le constate mais n'a pas d'explication à apporter. Il répétera d'ailleurs qu'il n'est pas un historien. Il étaie sa démonstration avec la tour Magdala, pièce d'un vaste échiquier qui couvre tout le domaine, 22 marches menant à sa plate-forme; à l'opposé, l'orangerie est la tour de verre avec ses 22 marches conduisant au sous-sol!
Quel portrait brosse-t-il de Bérenger?
Homme de conviction, la foi chevillée au corps, il a le courage de ses opinions. Il ne supporte pas non plus la contradiction. Bel homme, il aime la vie, le luxe, les femmes. Il sera donc toujours tiraillé entre l'austérité de sa charge et les joies de ce monde.
Il n'est pas nommé à RLC dans un but précis; c'est après son passage à Narbonne comme répétiteur suite à ses ennuis avec le préfet qu'il revient avec de l'argent (un don de 3000 francs-or de la comtesse de Chambord). A partir de là, Jean-Luc Robin a l'intuition que le marquis de Chefdebien chez qui son frère, Alfred Saunière, était précepteur, est au courant d'un secret par l'intermédiaire de la comtesse de Chambord. Bérenger est proposé par son frère comme "homme de terrain".
Dès lors, chaque découverte le mène à une autre. Lorsqu'il découvre la oule sous la "Dalle des Chevaliers" dans son église, il pénètre dans le tombeau qui donnerait accès à la crypte.
L'abbé Antoine Bigou est la clé de cette histoire. La marquise de Nègre d'Ables lui remet sa fortune et ses archives avant son décès en 1781. Bigou les cache et laisse des signes pour un autre prêtre! Saunière les découvre. Le lien entre Bigou et la comtesse de Chambord est son époux dont le précepteur ne fut autre qu'un Hautpoul de Blanchefort, seigneur de RLC. Pour Jean-Luc Robin, la boucle est bouclée! Quant aux documents trouvés, il ne peut les préciser.
Saunière sera perturbé par ses trouvailles. Apparemment en charge d'un secret beaucoup trop lourd pour lui, il se réfugie dans son domaine qu'il truffe de signes ! Il devient taciturne, alcoolique.
Pour Jean-Luc Robin, les fonds de l'abbé proviennent du trésor transmis par l'abbé Bigou, des documents qu'il a monnayés et du trafic de messes... Il n'y a plus de trésor, tout a été dépensé par Saunière!
La deuxième partie de l'émission invite les auditeurs à poser leurs questions. Ce fut l'occasion pour l'auteur de préciser certains "oublis" dans son livre. Il n'a pas repris "pour ne pas faire de peine à certains", les théories qu'il ne partage pas : Plantard inventeur du mythe, Nicolas Poussin et son prétendu tombeau, etc.
L'avis de la rédaction :
Nous avons entendu un homme passionné au verbe haut et à l'enthousiasme communicatif. Jean-Luc Robin connaît son sujet. Il s'est présenté comme un chercheur intuitif et avoue ne pas détenir les preuves de ses suppositions. Il avance ses indices, libre à chacun de ne pas le suivre. Dans la même veine, il a comme projet la rédaction du journal de Marie Dénarnaud!
L'animateur, Jean-Claude Carton, est passionné par l'affaire rhedaesienne.
Il a d'ailleurs invité ces derniers mois Pierre Silvain, Paul Rouelle, Michel Lamy et, ce vendredi 22 juillet 2005, Franck Daffos. Vous pouvez prendre connaissance des sujets passés et futurs de l'émission ainsi que commander les enregistrements en cliquant ici!
Les photos sont des captures d'écran prises lors du direct via la webcam
Jean-Claude Carton, animateur de "Plus près des étoiles" (© J-C Carton)
Déboires d'un passionné
La rédaction a reçu ce billet d'humeur d'un chercheur. Nous avons décidé de le publier tel quel car assez représentatif de ce que nous avons tous connu un jour pendant nos investigations ou réunions!

Château d'opoul
"J'avais rendez-vous à Opoul (Pyrénées Orientales - vers Perpignan) à 10 h du matin pour l'Assemblée Générale Ordinaire de la Société Périllos.
Je me suis levé à 3h30 pour démarrer (avec ma Nissan Primera) à 4h.
J'étais à Opoul vers 8h30, ce qui m'a permis de refaire le plein d'essence pour le retour prévu vers 15 ou 16h l'après-midi du même jour (je voulais voir la dernière journée du Championnat de foot de L1 sur Canal+)...
Après avoir attendu le Maire d'Opoul jusqu'à 10h30 (c'est lui qui avait la clé de la salle), nous avons fait tranquillement notre réunion. Rapport financier, rapport moral, rapport d'activité, intronisation du Maire comme Vice-Président (ça tombait bien : il veut empêcher qu'Opoul-Périllos ne devienne un second Rennes-le-Château...) et apéritif offert par le Maire, nous sommes partis pique-niquer à Périllos à une douzaine de personnes. Périllos est un village mort séparé d'Opoul par une dizaine de kilomètres pratiquement déserts sur un chemin de pierres qui a l'air d'avoir été bombardé quelques minutes avant notre passage...
Pique-nique, démonstration de lancer de boomerang dans le champ qui jouxte le cimetière... et retour à la queue leu leu sur le petit chemin étroit et empierré. Je ramenais l'adjoint au Maire que j'avais amené. Au bout de 2 kilomètres, je lui dis :
- "Je crois je viens de crever un pneu à droite...'
Il ouvre sa portière et se penche (on roulait à 2 à l'heure) et me répond :
- "Non : tu en as crevé 2..."
Gloups !! 2 pneus crevés et une seule roue de secours (of course...)
Je descends, le reste de la colonne qui me suivait s'arrête, que se passe-t-il ? Maurice a crevé 2 pneus ! 2 ? Oui : 2 !!
- "Bon, allez-y, je vais appeler Irma (pas une voyante mais la mutuelle "InterR Mutuelle Assistance") et je me ferai dépanner.
Tout le monde repart sauf une voiture, au cas où...
Bonne idée, car dans la région... il n'y a pas de réseau pour les portables...
Village ruiné de Périllos
Une voiture (sans doute perdue) nous propose son aide. Je lui explique. Il me dit :
- "Je vais vous aider à monter la roue de secours à l'avant, ça sera déjà ça de fait"
Aussitôt dit, aussitôt...pas fait, car la Nissan n'avait :
- Pas de clé pour dévisser/revisser les écrous de la roue
- Pas de manivelle avec le cric (dur de tourner avec les doigts...)
Le type se fait rassurant :
- "Ne vous en faites pas, j'ai tout ce qu'il faut"
En effet, il sort cric, manivelle, clé... et là, oh surprise, la roue de secours ne se monte pas sur la Nissan ! Elle fait 13" alors que mes roues en font 14 !!
Le type s'obstine :
- "Ne vous en faites pas, je vais la faire rentrer !"
En effet, il y arrive à coups de pied et de marteau !! Après ça, il ne peut plus mettre les écrous parce que les goujons n'ont plus de filetage !!! Grrrr !!!
- "Bon, eh bien je vous laisse ! Bonne chance" !
Une demi-heure plus tard passe une autre voiture conduite par une artiste qui taille des pierres que je n'avais pas différenciées des autres... Je lui explique tout.
- "Allez donc voir mon mari. Il est à la bergerie à 1km. Il pourra téléphoner à votre mutuelle avec un téléphone fixe..."
Nous y allons donc, le type qui me tenait compagnie, l'adjoint au Maire et moi...
Le monsieur est charmant (il ne rit même pas...) téléphone, se démène et réussit à m'obtenir une dépanneuse. On peut même se laver les mains et boire un peu d'eau.
On retourne attendre la dépanneuse...
Elle arrive à 20h...
- "Ben alors ! Faut que je vous remorque. Ensuite je commanderai les pièces de rechange chez Nissan (goujons, écrous, roues...). Demain c'est dimanche... Si tout va bien et que j'ai les pièces lundi, votre voiture sera prête dans l'après-midi...)
Le temps de faire tout ce qu'il y avait à faire et de rentrer à Perpignan en se trompant de route... j'arrive à Bompas (banlieue de Perpignan), chez le type qui m'avait attendu vers 21h30...
Repas rapide et dodo jusqu'à 9h pour moi. Lui s'en allait toute la journée... faire une marche...
Télé, repas, télé, pas voté pour le référendum... , télé, dodo...
Lundi matin, 9h, tél du garage :
- "Je n'ai pas vos pièces... J'espère les avoir demain... je vous rappellerai..." Grrrrrrrrrr......
Mardi matin, 9h30, pas de nouvelles. Mon collègue m'emmène au garage :
- "Mais qu'est-ce que vous faites là ? Je n'ai pas vos pièces !"
Je sors mon killing-stick...
- "....mais ne vous en faites pas, j'envoie un ouvrier les chercher chez Nissan, c'est à 5 minutes d'ici... Votre voiture sera prête en fin de matinée..."
Comme quoi, entre gens de bonne volonté, tout s'arrange facilement....
A 11h45, je peux démarrer après avoir payé 561 euros et des poussières...
J'arrive chez moi vers 18h." (Maurice, le retour)
© Johan, 22 juillet 2005