L'annonce a dû en faire « tiquer » plus d'un . Comme il est normal d'avoir ce type de réaction quand on vous annonce ce genre de chose. Il y a alors un goût « d'énigme sacrée ». Quelques points avec lesquels on trace des droites et, au final, une superbe figure « plus ou moins » régulière apparaît . Pourtant ici rien à voir avec tout cela . Le nombre de points n'est pas « à la discrétion » du chercheur, ni même la nature des points choisis. L'exercice nous impose quelques 240 points rouges, menhirs redressés ou couchés. Il en est de même pour le centre de symétrie de la figure car l'auteur, l'abbé Boudet, nous l'impose : c'est le centre de son cromlech, un lieu-dit le cercle. En mathématiques, on appellerait cela des « degrés de liberté ». Ici le strict minimum. Alors commençons par expliquer ce qui ne va pas dans ce type « d'exercice de style », déterminons les limites à ne pas franchir, ce qui est acceptable de ce qui ne l'est pas. Soyons donc très concret et basons le raisonnement sur une expérience simple.
Je vous laisse le choix du support, la carte Boudet ou une feuille sur laquelle vous répartirez de façon aléatoire quelques 240 points rouges. Comme il est de coutume et surtout nécessaire pour pouvoir tirer quelques conditions, il vous est possible de renouveler l'expérience un certain nombre de fois ..aussi grand que possible. Très simplement : Le but est donc de construire une figure régulière (carré, losange, rectangle, etc.) possédant un centre de symétrie. Le cercle si vous prenez la carte Boudet, ou un point central quelconque dans le deuxième cas. Vous devez faire apparaître trois cotés, le quatrième se déduisant de la construction, et ceci en ne choisissant que deux points éloignés l'un de l'autre pour la construction d'un coté. Corsons alors le problème : Pour chacun de nos trois cotés, il vous faut maintenant trouver trois points alignés pour dessiner cette fameuse figure. Très facile aviez-vous pensé en début de lecture de l'article : « On peut tracer n'importe quoi à partir des points choisis » pensiez-vous . Mais ici, pas de colline, d'église choisie par vous, la marge de manouvre s'est réduite : 240 points et des cotés passant par des points alignés. Il me semble que vous criez moins fort vos « certitudes d'avant ». Plaçons donc la barre plus haut : Il s'agit d'alignements de six points au minimum et toujours ce minimum de trois cotés, avec le centre de symétrie sur « le cercle » ou le point choisi. Je ne vous entends plus ! L'argument si commode de dire « on peut tracer n'importe quelle figure à partir de points » tomberait-il ? L'expérience concrète vous permettrait-elle de trouver ces limites, celles qu'il ne faut pas franchir pour s'en sortir dans ce type d'exercice périlleux ?
L'exercice que je viens de vous proposer est réalisable avec la carte Boudet. Je vous propose la solution. Il existe de très rares alignements de points ou traits rouges sur cette carte. Les plus importants sont au Sud. Nous trouverons notre premier coté sur la crête du Pech de la Roque : il est constitué de six points rouges, prolongés de trois autres à l'Ouest. Nous avons donc là un alignement de neuf points, dépassant ainsi les limites fixées à l'expérience précédente. Le suivant est « aux Ménies », à l'Est. Ce sont six menhirs couchés ou traits rouges allongés, qui pourraient presque reprendre la direction d'un méridien, s'ils n'étaient pas penchés de quelques degrés. Le troisième est au Nord de Rennes-les-Bains, au sommet du Bazel : un ensemble de menhirs dont l'aspect évoque « une flèche » nous fournit notre troisième coté constitué de huit points rouges.
Il vous faut maintenant trouver un papier calque, papier transparent sur lequel le carré sera tracé. Ensuite nous devons mesurer le coté du carré. Rien de plus simple : traçons une droite passant par les points de la Roque, puis une autre droite passant par ceux du Bazel. Evidemment, elles sont parallèles. Un segment perpendiculaire à ces dernières nous permet de mesurer le coté. Il vous reste à tracer ce carré sur le calque en y faisant figurer les deux diagonales. Maintenant superposez votre construction à la carte Boudet en alignant trois des cotés. La preuve est faite : les diagonales se coupent sur le centre de symétrie du cromlech. Voici ici ce que vous obtiendrez. L'image vous parait déformée, mais votre construction vous permettra de vérifier l'exactitude de cette théorie.
Il n'était pas possible à l'abbé de représenter quatre cotés, car le dernier coté manquant se trouverait alors en dehors du Cromlech, à l'Ouest de la carte. Il n'y avait donc pas possibilité d'y mettre quelques points rouges. N'oublions pas que la logique du cromlech est de représenter « un cercle ». Mais, dans ce cas concret où il faut tenir compte de la géographie, cela n'était pas possible. Pour cette raison, le cromlech se réduit au contour des principales arrêtes qui entourent Rennes-les-Bains. Voilà la raison principale de l'absence de coté à gauche de la carte.
Voici un élément qui vous permettra de « parfaire » votre jugement. Sur l'image suivante, vous trouverez des extraits de carte de la région Sud du Cromlech (1 = carte IGN , 2 = carte 1866 de Good07, 3= carte Boudet).
Si l'on peut penser qu'il est plus difficile d'ordonner relativement les éléments au centre de la carte Boudet lors de sa réalisation, Edmond, via Henri, ne devait pas avoir de difficulté pour représenter et donc, dans un premier temps, constater les positions relatives des chaînes du Goundhill et du Pech de la Roque.
Des deux diagonales, l'une est remarquable pour une raison principale : elle passe sur la « Kairolo ». Tout chercheur qui s'est intéressé sérieusement à la VLC sait ce que représente ce lieu. Il serait trop long de développer ici mais, pour simplifier, c'est « le silo dans lequel est stockée la précieuse céréale ». S'il y a un point d'accord pour l'ensemble des chercheurs « VLCiens », c'est le « Kairolo », le lieu recherché par tous. Sa situation nous est donnée en page 295 par l'abbé Boudet.
Je propose depuis maintenant « un certain temps » un lieu que je considère être le lieu recherché. Il est le fruit de mes recherches effectuées à partir de documents aussi variés que sont la Dalle, la Stèle, le petit parchemin, la pierre de Coumesourde. Je propose sur le lien suivant un résumé de ces études http://www.le-rendez-vous.net/RESUME/RESUME.htm. Toutes m'ont conduit au même lieu situé du coté de Lavaldieu ! Si vous recherchez quelques-unes de mes interventions sur les forums RLCiens, vous constaterez que c'est beaucoup plus tard que je me suis aperçu que cette « Kairolo » était en fait le lieu symétrique du lieu que je propose. Cette constatation m'a permis de progresser dans la compréhension de la VLC : La symétrie, les mots relais, la scène principale et les scènes secondaires, tout a commencé par l'étude des relations qui existent entre ce lieu et la Kairolo.
Comme le cercle, le carré évoque la symétrie qui est à la base de la VLC. L'abbé « prend l'option » de ne jamais parler du Sud-Ouest du Cromlech, là où se trouve le lieu. Il lui faut donc parler de ce lieu à mots cachés dans toute la VLC en utilisant des « expressions ou mot relais ». Ces dernières se trouvent essentiellement associées aux différents lieux que l'on trouve au Nord-Est du Cromlech (région symétrique) dans ce que j'appelle « la scène principale », c'est-à-dire dans les derniers paragraphes du livre qui décrivent le cromlech de Rennes-les-Bains. Mes études en ont déjà longuement parlé. Les associations d'expressions permettent de la découvrir mais une diagonale passant par Lavaldieu et les Artigues n'a rien de bien précis. Pour cette raison, l'abbé Boudet aura l'idée de ce cadre, de ce carré qui permettra de la retracer précisément.
Je sais à quel point on peut perdre du temps à vouloir convaincre « les chercheurs » de l'intérêt de cette étude. Alors je ne peux dire qu'une chose : « Lisez et faites-vous votre propre idée. » 13 avril 2008, Jauclin © |



