Al Sufy avait rencontré Mme Raymonde Bonnefoy, présidente du « Cercle Saint Dagobert II » de Stenay, lors de son reportage. Il l'a informée de la mise en ligne de deux articles : Stenay et Stenay-Dagobert. Elle lui a répondu une longue lettre sympathique le félicitant pour son travail et lui indiquant les corrections qu'elles souhaiterait voir apportées. Al Sufi y souscrit volontiers. En premier lieu, Mme la Présidente souhaite que Stenay et son histoire ne soient plus mêlés au mythe de Rennes-le-Château, souhait que nous ne pouvons qu'approuver ! Mme Bonnefoy confirme qu'en effet, à ses débuts, le Cercle Saint Dagobert II de Stenay, approché par P. Plantard, a été « infiltré par ses idées et, partant, croyait à cette fable de Sigebert IV dans le Razès ». Elle souligne cependant que « Louis Vazart s'est rendu compte au bout de quelques années qu'il avait été manipulé et rejeta alors toutes ces théories fallacieuses ». Mme Bonnefoy conclut enfin avec humour : « Le Cercle prit alors une autre direction : on ferait dorénavant de l'Histoire et non des histoires ! . » en demandant de laisser définitivement de côté l'élucubration de Sigebert IV dans le Razès, ce à quoi nous accédons bien volontiers ! Pour autant, il me semble qu'au-delà de cet aspect plantardo-mérovingien, on ne peut, ni ne doit !, jeter le bébé avec l'eau du bain ! Il y a, à mon sens, bel et bien un « mystère Stenay » fait d'interrogations multiples et enveloppé dans les replis lissés de l'Histoire officielle (rappelons-nous tout de même que Dagobert II était pendant des siècles passé à la trappe de cette Histoire !). C'est pourquoi des investigations doivent encore avoir lieu sur ce site qui peuvent concerner, notamment : La Pierre curieuse et l'histoire de sa découverte ; La personnalité et les activités de Mgr Mangin ; Les activités du Kronprinz pendant la guerre lorsqu'il résidait à Stenay ; La place particulière de la Ville dans certaines figures de « géographie sacrée » française, Le pourquoi de la venue à Stenay de Pierre Plantard et de son intérêt pour cette ville ; . A ce propos, le paragraphe d'introduction sur Mgr Mangin a, semble-t-il, été mal compris (« Ce protonotaire donc, est en effet, . Sigebert IV dans le Razès »). Il n'était en effet pas dans mon propos de valider l'hypothèse fausse du rejeton ardent par la correspondance de Mgr Mangin. La formulation trop condensée peut en effet être trop ambigüe : je reprécise donc ici ce qui m'avait amené à écrire ces lignes incriminées. Enfin, Mme Bonnefoy corrige certaines inexactitudes du texte dues, j'ai honte de l'avouer, à mon manque d'attention aux propos pourtant fort clairs et intéressants de notre hôtesse. D'une part, un Compagnon du Devoir, tailleur de pierre, qui a permis grâce à ses conseils, l'installation et le remontage du Portail dans la crypte du Cercle. C'est lui également qui a réalisé et sculpté la reproduction de la « Stèle du Roi perdu ». Il est enfin l'auteur de la Clé de voûte situe à l'entrée de la crypte ; Mme Bonnefoy précise à propos de cette pièce : « L'Alpha et l'Oméga sont de son crû, ainsi que sa signature (règle et compas : insignes des Compagnons). L'Abeille (emblème mérovingien) et le Triangle furent voulus par Louis Vazart et nous assumons son héritage.. Sans lui, rien n'aurait été fait : le Cercle n'existerait pas et le Portail dormirait encore là où il fut déposé après son exhumation. Son erreur de jeunesse est bien excusable (il avait 25 ans quand il créa le Cercle) ; nous nous y sommes tous d'ailleurs laissé prendre, l'idée était si enthousiasmante ! » ; D'autre part, M. Gino Frua, membre du Cercle à l'époque qui, lui, n'a réalisé, en 1990, que la reproduction de la « Pierre curieuse » SATOR. Par ailleurs, Mme Bonnefoy précise que l'original de la « Stèle du Roi perdu » qui se trouve aujourd'hui à Metz, ne provient pas de Stenay mais de la région messine. Enfin, après son meurtre en forêt de Woëvre, la dépouille du Roi a été transportée sur le site de la Villa de Carmejacum (nom qui a donné Charmoy), les châteaux étant bien postérieurs à cette Villa franque à l'orée de la forêt qui a certainement fait suite à un établissement gallo-romain. L'ordre des châteaux de Charmoy a été également inversé : il faut lire « Château Haut » en lieu et place de « Château Bas ». Lire les reportages et voir les photos en cliquant sur Stenay 1 et Stenay 2, ainsi que l'étude sur la Fontaine Arphays ! Al Sufi, Strasbourg, le 5 mars 2009 |


