La parution de la première somme consacrée à l'affaire de RLC est l'événement éditorial de cette année 2008 ! La Gazette de Rennes-le-Château a interrogé les quatre auteurs de "L'ABC de RLC - L'Encyclopédie de Rennes-le-Château". Un site a été créé par l'éditeur http://abc-de-rlc.org/. Nous avons également reçu de nombreuses questions sur le contenu de cet ouvrage ! Nous avons ajouté une page qui vous permet de poser vos questions sur le contenu et de donner votre avis après la lecture. Pour Lire et poster des questions et commentaires, cliquer ici !
La Gazette de RLC : « En quoi consiste l'ABC de RLC pour vous et quel domaine de prédilection avez-vous développé dans cet ouvrage ? » Christian Doumergue : « Un état des lieux de nos connaissances actuelles agrémenté d'informations inédites ! » L'ABC est ce que l'on peut véritablement appeler une Encyclopédie, avec tout son appareil critique, mise en page avec une disposition sur deux colonnes et logos référentiels, renvois aux autres parties du livre, une iconographie abondante, entrées et définitions, planches explicatives, etc. L'ouvrage est conçu comme une base de données à disposition du chercheur, mais aussi du simple curieux. C'est à mon sens une des forces du livre que de s'adresser aussi bien au spécialiste qu'au nouveau venu. Il peut d'ailleurs, pour ce dernier, être d'une précieuse aide lorsque l'on voit le véritable labyrinthe qu'est devenue l'affaire Saunière. Voilà pour le produit final. Dans sa genèse, L'ABC se présente comme une ouvre collective, c'est, dans cette forme-là, une première concernant l'affaire de Rennes. Celle-ci a bien sûr, déjà, généré quelques ouvrages cosignés. L'un des plus fameux livres sur l'affaire, L'Enigme Sacrée , appartient d'ailleurs à cette catégorie. Mais jamais une entreprise d'un tel genre n'avait été conduite : réunir différents chercheurs ne travaillant pas nécessairement sur les mêmes pistes, et mettre leurs compétences au service d'une même ouvre. Le pari n'était pas facile à tenir, et l'on ne peut que remercier Thierry E Garnier d'avoir initié un tel projet. Et d'y avoir cru ! Cela a permis d'aboutir à ce qu'un auteur agissant de manière isolée n'aurait pu produire et, pour ceux qui ont participé à l'ouvrage, de travailler d'une manière un peu différente qu'à l'habitude, une manière particulièrement stimulante. Je crois que c'est un aspect intéressant et instructif de l'ouvre dans un milieu où le cloisonnement entre chercheurs et équipes de chercheurs nuit passablement à la connaissance.
Cela nous amène à progressivement aborder la seconde partie de votre question. Si ma théorie de fond sur l' « Affaire » est celle de la présence de la tombe du Christ à Rennes-les-Bains, je n'en reste pas moins passionné par l'ensemble des histoires humaines qui gravitent autour de cette histoire et de ces lieux. J'ai précédemment exploré cet aspect-là de l'affaire dans Bérenger Saunière, prêtre libre à Rennes-le-Château (éd. Lacour) et surtout dans certains développements de L'Affaire de Rennes-le-Château (Arqa ed.). Thierry E Garnier m'a donc, connaissant mes prédispositions et mes précédents travaux, confié la composante biographique de l'Encyclopédie. Il s'agissait de compiler l'ensemble des données, du moins les données essentielles, connues à ce jour, sur l'ensemble des personnes citées dans l'énigme de Rennes. Tout en déléguant certaines notices à d'autres, comme Franck Daffos, lequel a amené dans l'histoire certaines figures qu'il lui revenait de traiter. L'un des partis pris adoptés, concernant ma façon de travailler, était, autant que faire se peut, d'apporter de l'inédit. Le projet de L'ABC était enthousiasmant en lui-même, mais accompagner la somme de savoir projetée de quelques petites révélations me tenait à cour. Pour l'ouvrage en lui-même et les lecteurs déjà familiers de l'affaire; pour inclure, aussi, mon travail dans une démarche de recherche. De ce point de vue, la notice concernant Alfred Saunière a été une des plus passionnantes à réaliser. Des documents en provenance des Archives Départementales de l'Aude (rapport de préfecture mais aussi coupures de presse d'époque), livrés ici pour la première fois au public, jettent en effet un éclairage nouveau sur l'activisme politique du frère de Bérenger. On peut mesurer, à l'aune de ces pièces, à quel point il a pu être impliqué dans certains milieux royalistes. Et les connexions politiques tissées lors de réunions publiques où Alfred intervenait expliquent la largesse de certaines familles à l'égard de son frère. Je n'en dis pas plus ici, et laisse à chacun le plaisir de la découverte. Les figures méconnues de l'affaire ont été tout aussi intéressantes à traiter. L'une des particularités de l'histoire qui nous intéresse ici est en effet d'avoir, au fil des années, focalisé l'attention sur certains acteurs de l'intrigue, tout en excluant d'autres figures tout aussi importantes. On parle ainsi systématiquement de Marie Dénarnaud, mais nul mot sur Julie Fons, sa sour de lait, qui entretint avec Bérenger Saunière une relation presque tout aussi proche. Cette entreprise consistant à amorcer, pour ces figures-là, un passage de l'ombre à la lumière a notamment concerné plusieurs prêtres, comme l'abbé Gachen, là encore un très proche de Saunière complètement oublié du « discours général » sur la vie de l'abbé Saunière. Grâce aux recherches conduites, son parcours de prêtre, mais aussi son portrait sont donnés dans L'ABC . _________________________________________
Daniel Dugès : « L'ABC de RLC n'est pas seulement une Encyclopédie ! » C'est Thierry E Garnier qui a initié le projet d'une Encyclopédie concernant l'affaire de Rennes-le-Château. Personnellement, j'ai été contacté en dernier, par l'entremise de Christian Doumergue que je connais bien et avec qui j'avais eu l'occasion de faire de nombreuses conférences. L'idée de réunir toutes les informations que l'on avait à ce jour sur cette affaire, m'a paru intéressante, c'est pourquoi j'ai accepté avec enthousiasme. Nous nous sommes rencontrés à Rennes-le-Château, de façon à faire plus ample connaissance. Le mode de travail a été le suivant : chacun avait un sujet de prédilection dans lequel il était le meneur de jeu. Dans mon cas, ce fut les sites géographiques et la cryptographie. Mais la tache est immense et personne ne peut tout savoir sur tout, fut-il dans sa spécialité. Aussi, si j'ai fait la majorité des entrées dans ces deux domaines, je ne les ai pas toutes faites, loin de là. De la même manière, je suis intervenu dans le travail de mes autres coéquipiers. Nous avons d'ailleurs relu tout le travail des autres auteurs, et apporté nos critiques et parfois devant des points de vue différents, nous avons été amené à faire toutes les vérifications nécessaires pour présenter au lecteur un travail vraiment juste et complet. Ce faisant, nous avons fait avancer la recherche, car il s'est avéré que ces confrontations nous ont obligés à remonter bien souvent jusqu'à la source des informations, afin de les confirmer ou de les abandonner. Ce qui fait que l'ABC de RLC n'est pas seulement une Encyclopédie réunissant des données, entrées ou définitions, concernant cette affaire, mais il est aussi un moyen de progresser dans la recherche, car il contient un grand nombre d'informations inédites à ce jour, tant sur le plan déductif que documentaire. En effet, il contient des documents totalement nouveaux qui n'ont jamais fait l'objet de publication. Ce sera donc un outil passionnant pour les néophytes mais aussi pour les chercheurs confirmés qui y trouveront un très grand nombre d'observations qui leur sont sans doute inconnues. Je pense qu'aucun des quatre auteurs, seul, n'aurait pu mener à bien un tel travail, c'est la confrontation de nos idées et de nos propres vécus qui en fait la valeur.
Décodage des Carrés de Vigenère - Analyse arithmétique de Daniel Dugès (ABC de RLC © Page 612) Mais je voudrais à titre personnel rendre hommage à l'incroyable travail qu'a réalisé Thierry E Garnier. Car sans parler de l'approche délicate de tous ces auteurs dont il fallait ménager les susceptibilités, il a fallu coordonner tous ces travaux en temps et en heure, ce qui n'était pas une mince affaire ! Relever les contradictions, pousser chaque écrivain à prouver autant que faire ce peut ce qu'il avançait, lui demander de revoir tel ou tel passage jusqu'à avoir trois ou quatre versions du même article, qu'il ne fallait pas mélanger, sélectionner près de mille photos qui avaient été retenues d'un premier tour d'horizon préalable, photos que nous lui avons tous fait passer régulièrement, parfois quotidiennement, lorsqu'elles étaient absentes de la base de donnée commune, et pas toujours avec des légendes bien claires. Bref ! . Tout cela Thierry l'a fait en y laissant quelques heures de sommeil, au prix de centaines d'heures de téléphone et de mails et sans ménager sa peine. Je pense que certains soirs, il a dû être tout près d'aller se jeter dans le Vieux Port - tant la tache était rude ! Il a réalisé aussi une autre prouesse, c'est de faire que nous quatre - les quatre auteurs - sortons de cette aventure, non seulement en bons termes, mais en étant plus liés que jamais ! C'est aussi pour cela que je l'en remercie. _________________________________________
Patrick Berlier : « Je suis tombé dans la marmite de Rennes-le-Château. » Je suis tombé dans la marmite de Rennes-le-Château. il y a bien longtemps. C'était en 1969, j'étais bien jeune ! Passionné par les énigmes historiques, par l'ésotérisme, je lisais tous les bouquins de la série « J'ai lu - aventure mystérieuse ». J'avais déjà bien apprécié le premier livre de Gérard de Sède Les Templiers sont parmi nous publié dans cette série, lorsque parut le second opus Le trésor maudit de Rennes-le-Château. Le livre m'a passionné. Mais, pour moi qui suis natif de la région de Saint-Étienne, Rennes-le-Château me paraissait bien loin. L'Aude. autant dire le bout du monde ! Le petit livre aussitôt lu, je le rangeai dans ma bibliothèque et ne l'ouvris plus durant des années, douze exactement. Seule la parution du troisième volet de Gérard de Sède, La race fabuleuse, me ramena un temps, par la pensée, vers ce département de l'Aude, par ce fameux chapitre consacré à Nicolas Poussin et à son immortel tableau Les Bergers d'Arcadie. Passionné également par l'art et par l'histoire de l'art, je m'extasiais à l'idée qu'un tel chef-d'ouvre eût pu être inspiré d'un paysage de cette région pyrénéenne. Naïf que j'étais, dans l'enthousiasme de la jeunesse, je rangeai parmi mes projets l'idée d'aller un jour voir de mes yeux cette merveille. Il me fallut attendre l'année 1981 pour suivre de peu le candidat François Mitterrand, devenu Président entre-temps, sur les chemins du Razès. C'était le temps où je partais en vacances avec une bande de copains (et copines.), visitant la France en tous sens, en changeant chaque année de destination. En cette année, nous avions décidé de mettre le cap sur Espéraza. Les tentes plantées au bord de l'Aude, notre première balade fut bien sûr pour Rennes-le-Château. Je garde un souvenir ému de ces lieux enchanteurs, même si ces vacances rimèrent aussi avec désillusion. La reproduction des Bergers d'Arcadie en mains, je fus bien obligé de constater que le paysage réel que je découvrais, au bord de la route de Couiza à Arques, au niveau du tombeau des Pontils, n'avait guère de rapport avec le tableau. Et que dire des erreurs de Gérard de Sède, que je relevais au fur et à mesure de mes visites : non, la « croix aux roses » de l'église de Rennes-les-Bains n'est pas ornée de roses; non, le diable Asmodée n'est pas assis sur un siège invisible, il est seulement accroupi; etc. Je me rendis vite compte que de telles énormités étaient monnaie courante dans les ouvrages, nombreux, consacrés à Rennes-le-Château. Et je me dis qu'un jour il faudrait bien que quelqu'un se décide à remettre les pendules à l'heure ! Je ne pensais pas alors participer à une telle action.
Devenu auteur des éditions Arqa grâce notamment à mes livres sur La Société Angélique, son fondateur Thierry Emmanuel Garnier me proposa naturellement de participer à l'aventure cyclopéenne d'un dictionnaire encyclopédique sur l'affaire de Rennes-le-Château, animé précisément d'un tel esprit de recherche de la vérité. Le projet prit corps lentement. Il fallait trouver un titre, à la fois court et percutant. Je me souviens de ce jour de juillet 2005 où lors d'une balade dans les Alpilles je proposai à Thierry : « Pourquoi pas l' ABC de RLC » ? L'idée fit son chemin, et fut finalement adoptée, je n'en suis pas peu fier ! Pour cet ABC, de par ma vie professionnelle comme par mes précédentes publications, je pouvais apporter un regard éclairé sur les ouvres picturales ou littéraires liées, de près ou de loin, à notre énigme, ainsi que sur certaines mouvances discrètes ayant pu agir dans l'ombre, en filigrane. Et puis, cet aspect-là me tenant particulièrement à cour, je me suis attelé à décoder la décoration et le symbolisme de l'église. Que d'erreurs et de bêtises ont-elles été colportées à ce sujet, par les livres ou par certains sites Internet, souvent par méconnaissance, voire par ignorance, de l'hagiographie, des valeurs et des codes de l'art chrétien, de la spiritualité qu'il véhicule. Une église est avant tout un livre d'images, destiné aux fidèles. Je ne réfute pas le fait que l'abbé Saunière ait pu masquer un message dans son église, mais pour le chrétien qui venait y prier le message primordial était celui de l'enseignement du Christ. C'est ce que j'ai voulu démontrer avec l'ABC. Cette aventure a été aussi pour moi l'occasion de rencontrer des spécialistes reconnus de l'affaire de Rennes-le-Château, et d'entrer en collaboration étroite avec eux. Car l'ABC a ceci d'original, et le principe en avait été posé dès le départ, qu'il est avant tout une symbiose d'idées : je ne crois pas - pour ainsi dire - qu'il y ait une seule entrée qui soit à 100 % l'ouvre d'un seul auteur, c'est ce qui fait sa richesse, à mon sens. Pour un écrivain, participer à une ouvre collective revient souvent à y perdre son âme. Mais avec l'ABC, nos âmes se sont fondues en une seule, quintessence de la substantifique moelle castelrennaise, et cette âme est une étoile resplendissante, qui je l'espère rayonnera encore longtemps au firmament de Rennes-le-Château. _________________________________________
Thierry Emmanuel Garnier : « Comme un ostrakon bleuté. » Mon cher Johan ! Tout d'abord permets-moi de te dire que prendre la plume - la souris - plutôt. pour répondre à ta question est pour moi un signe de soulagement., cela veut dire que j'ai enfin quelques heures de disponibles à consacrer à quelque chose d'autre que l'ABC de RLC qui est, à l'heure où j'écris ces quelques lignes pour les lecteurs de la « Gazette », prêt à sortir des presses de mon imprimeur. En quoi consiste l'ABC ? Pour moi, c'est avant toute chose une aventure humaine faite de transcendance et de désillusions - Tu en sais quelque chose. Pour ma part, j'ai ouvré à la bonne cohésion de l'ouvrage sur le plan formel, et veillé à « fluidifier », comme l'on dit maintenant., les relations entre nous tous, tous les collaborateurs de l'ABC, et ils sont nombreux, et pas seulement les quatre auteurs ! Pas tous n'ont écrit bien sûr, certains ont apporté quelques photos, d'autres des conseils, d'autres des informations capitales, . jusqu'à la veille de la parution de l'ABC, Patrick Berlier en est le premier témoin, des documents arrivaient encore pour trouver leur place dans l'Encyclopédie. Sur le plan de l'écriture, personnellement j'ai travaillé sur toutes les parties de l'ABC, j'ai eu c'est vrai un rôle ingrat de relecture, d'obligations de « final cut », de pondération - il en a fallu ! ... de mise en page, d'illustrations, etc. etc., de veiller à ne rien oublier également., mais étant aussi aux commandes du navire « La Tarasque », comme nous l'avions baptisé, je me suis également réservé quelques morceaux de choix, qui me convenaient parfaitement (. j'ai honte de l'avouer aujourd'hui). Tu imagines bien que certaines entrées sur les 813 écrites, étaient « lorgnées » dès le premier jour par tous les auteurs ! Les plus célèbres évidemment. À qui attribuer l'entrée à rédiger sur l'abbé Saunière ? Sur la tombe de l'abbé Boudet ou celle de la Marquise de Blanchefort ? Sur Nicolas Poussin et ses Bergers d'Arcadie., idem pour Emma Calvé, Marie Madeleine, la cryptographie des Parchemins ou la symbolique de l'église de RLC, ou encore l'ouvre de Maurice Leblanc ! Par contre . pour rédiger les entrées sur Adrien Baron, Antoine Verdier, ou encore Jean Saglio. là ! Ça ne se bousculait pas au portillon. - je te prie de le croire ! . J'ai fait en sorte de régler cela d'entrée de jeu entre nous, et tout s'est bien passé par la suite. En fait j'ai envie de répondre à ta question par quelques chiffres. L'ABC c'est un beau bébé de 3,5 Kg conçu au bout de 3 ans de travail acharné par quatre auteurs totalement enthousiastes, conscients de la folie de l'entreprise, et surtout se demandant s'ils allaient arriver un jour au bout de leur entreprise pharaonique... C'est 813 entrées et définitions, près de 1000 photos triées parmi plus de 12 000 documents, 684 pages dont 85 planches hors texte au format du livre en pleine page, une préface chaleureuse de la personnalité la plus reconnue dans le domaine en question, Michel Vallet, l'aide efficace et incontournable de très nombreuses personnalités de tout premier plan, comme Franck Daffos, Jean-Luc Chaumeil, Antoine et Claire Captier, Gino Sandri, etc., des photographies en très grand nombre et exceptionnelles de Jean Brunelin, l'appui essentiel de quelques auteurs des éditions Arqa qui sont venus nous épauler avec une très grande efficacité, c'est tout cela pour moi l'ABC.
« Le Phare Magdala » - Illustration graphique Thierry E Garnier (ABC de RLC © Conclusion - Page 682) Pendant que je réalisais cet ABC avec mes camarades, il m'est venu un soir, tout à coup, une sorte d'image « subliminale », pourrais-je dire, celle d'un phare en pleine tempête battu par la mer déchaînée - une TOUR MAGDALA - vers laquelle toutes les phalènes enfiévrées d'histoires à raconter se précipitaient inexorablement depuis quarante années. J'ai voulu recréer cette « vision » sous forme plastique, en illustration, et ça donne ce résultat. Elle m'importe cette image, car elle résume parfaitement ce que j'aurais à dire ou à écrire sur RLC, si je devais m'exprimer un jour sur le sujet. Pour conclure, je voudrais surtout remercier, à nouveau, mes trois amis de labour, « ora et labora » - qui eux savent bien le sacrifice que ça a été que de réaliser un tel monument encyclopédique - Merci à eux. Merci aussi pour le texte qu'ils ont rédigé tous trois à mon intention - en guise d'achèvement de l' Ouvre. Je le préserve comme un ostrakon - gravé de paroles amies. Après tout c'était peut être ça pour moi, le seul désir de cet ABC. Un ostrakon bleuté. Cliquez ici pour commander le livre ! 13 avril 2008, Johan Netchacovitch © |




J'ai personnellement appris un certain nombre de choses que j'ignorais à la lecture du travail de mes amis, j'espère et je sais qu'il en a été de même pour eux. Mais nous n'avons pas été les seuls à nous pencher sur le problème, Thierry E Garnier a demandé à douze personnes ayant une notoriété reconnue, de réaliser certains articles en fonction de leurs compétences propres. Cette masse de compétences fait de cet ouvrage une ouvre incontournable pour ceux qui veulent pénétrer le mystère plus avant, ou le découvrir. 


C'est une aventure humaine, véritable, qui nous a emmené je pense beaucoup plus loin que prévu en réalité - vers des cimes qui s'appellent, fraternité, mémoire, lumière. Cela, ça nous appartient en propre, car nous en connaissons maintenant les méandres. Ce qui ne nous appartient plus en revanche, c'est le reste, la trace. Elle voguera maintenant vers d'autres cieux, dans quelques jours, en direction d'étagères amies, de rayonnages de bibliothèques emplis de livres, ou de mains de lecteurs avides de connaissances beaucoup plus que de mots. 
